la Caisse de dépôt veut porter un « nouveau regard » sur le nucléaire

la Caisse de dépôt veut porter un « nouveau regard » sur le nucléaire
la Caisse de dépôt veut porter un « nouveau regard » sur le nucléaire

Le PDG de la Caisse de dépôt, Charles Emond, estime qu’il faut regarder l’énergie nucléaire « avec un œil neuf » alors que plusieurs États, dont le Québec, sont confrontés à une pénurie d’électricité.

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« Il y a une part de pragmatisme qui est nécessaire. D’autant que c’est une énergie propre même si elle comporte certains risques. Mais il s’agit peut-être de le cadrer et de le regarder sous un œil nouveau, aujourd’hui, en 2024», a déclaré M. Emond mercredi, après avoir prononcé un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Ses propos rejoignent ceux du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui affirmait, sur la même tribune, plus tôt ce mois-ci, que l’énergie nucléaire deviendrait « essentielle » pour décarboner l’économie mondiale.

Relancer Gentilly ?

Charles Emond a assuré qu’il ne se prononçait pas sur l’opportunité de relancer ou non la production d’énergie nucléaire à l’ancienne centrale de Gentilly, à Bécancour.

“Je dis simplement que de manière générale, l’énergie nucléaire est quelque chose qui ne doit pas être complètement exclu”, a-t-il insisté.

Rappelons qu’avec une participation de près de 20 %, la Caisse est le principal actionnaire d’AtkinsRéalis, l’un des principaux acteurs du nucléaire au Canada. En février, la firme d’ingénierie montréalaise a lancé une vaste campagne de lobbying en faveur du nucléaire, coprésidée par l’ancien premier ministre Jean Chrétien.

Charles Emond, PDG de la Caisse de dépôt et placement, s’adressant aux journalistes mercredi à Montréal.

Photo Sylvain Larocque

Projets hydroélectriques : « nous répondrons »

M. Emond s’est également dit prêt à investir dans le plan d’action d’Hydro-Québec visant à augmenter massivement sa production d’électricité et à renforcer ses réseaux – ce qui nécessitera des investissements estimés à au moins 155 milliards de dollars.

“C’est sûr que nous répondrons et que nous écouterons en le faisant de manière commerciale, avec les retours”, a-t-il déclaré.

“Il est difficile d’imaginer mieux [qu’Hydro-Québec comme partenaire), a-t-il ajouté. On connaît le PDG [Michael Sabia] un petit peu, donc dans ce contexte, je pense qu’il y a de belles choses à faire.

Le grand patron de la Caisse a indiqué qu’il n’y avait pas encore de « discussions précises » entre les deux entreprises d’État, mais il a déjà des idées.

« Nous pourrions être prêteur, nous pourrions aussi être actionnaire, nous pourrions jouer un rôle d’investisseur en infrastructures dans certains de leurs projets », a-t-il énuméré.

La Caisse tourne le dos à Gildan

Pour la deuxième fois en moins de deux ans, la Caisse de dépôt largue Gildan. Quelques jours seulement après le retour de Glenn Chamandy à la tête de l’entreprise montréalaise, l’institution a retiré l’offre de financement de 200 millions de dollars qu’elle avait présentée il y a trois semaines. Le président-directeur général de la Caisse, Charles Emond, a déclaré vouloir voir comment Gildan se conformerait au nouvel impôt minimum de 15 %. En 2022, l’institution avait vendu toutes ses parts dans l’entreprise car elle ne payait pas suffisamment d’impôts. Avec son offre de financement, la Caisse s’était rangée derrière le conseil d’administration qui avait ouvert la porte à M. Chamandy, mais les actionnaires ont finalement décidé de le réintégrer.

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