Prendre congé avant le 31 mai, une règle dépassée ? – .

Prendre congé avant le 31 mai, une règle dépassée ? – .
Prendre congé avant le 31 mai, une règle dépassée ? – .

De plus en plus d’entreprises font preuve de flexibilité pour éviter la congestion habituelle du mois de mai, où les salariés doivent liquider leurs congés pour ne pas les perdre.

Chaque année au mois de mai, c’est le même casse-tête dans les entreprises qui voient les demandes de congés s’accumuler. Décidément ce mois, riche en jours fériés, est propice aux ponts. Mais pour la plupart des salariés, il s’agit aussi de liquider leur solde de congés payés avant le 31 mai sous peine de tous les perdre. Au risque de créer un embouteillage de demandes dans les services des ressources humaines, qui s’efforcent de satisfaire tout le monde.

C’est la règle par défaut : les congés payés s’acquièrent pendant une période du 1er juin au 31 mai, puis peuvent être pris entre le 1er juin et le 31 mai suivants. “un peu bizarre” – et un peu daté – ce qui provoque « une course aux vacances » avant l’échéance, reconnaît Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des directeurs RH (ANDRH). « Un problème récurrent en mai »acquiesce Éric Chevée, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui appelle à une organisation minutieuse de la part des employeurs pour que les salariés prennent leurs congés progressivement afin d’éviter les embouteillages.

Un éventuel report

En fait, de nombreuses entreprises adaptent ce cadre, souligne Benoît Serre. Ils permettent notamment à leurs salariés de reporter leur solde de jours non utilisés au-delà du 31 mai. Une dérogation qui peut être prévue par un accord d’entreprise. Les salariés peuvent également verser leurs congés restants sur leur compte épargne temps (CET), qui peut parfois être monétisé. Faut-il donc abandonner cette règle obsolète ? Pas forcément, soulignent les deux experts, qui soulignent qu’il reste suffisamment flexible pour permettre aux entreprises de s’adapter. « De plus, en obligeant les salariés à prendre des congés, cela évite qu’ils accumulent trop et partent ensuite pour deux ou trois mois d’un coup »souligne Éric Chevée.

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Pas de vacances la première année ?

Une autre règle pose question : l’impossibilité pour un salarié de prendre un congé durant ses premiers mois dans l’entreprise, avant d’avoir accompli une première période d’acquisition. « De moins en moins d’entreprises l’appliquent », souligne Benoît Serre. Ils permettent souvent de puiser dans ses jours lors d’une acquisition, cela évite à un salarié de se retrouver pendant un an sans pouvoir se reposer, d’autant que les changements d’entreprise sont plus fréquents qu’avant. Et en cas de rupture du contrat de travail, verser au salarié le reste des congés non pris « peut représenter une somme considérable à payer, ce qui est lourd pour une petite entreprise »souligne Éric Chevée.

Si dans la plupart des entreprises on s’adapte à ce système imparfait pour être plus flexible, certaines ont préféré tout refondre pour simplifier la gestion des congés. Ils sont alors, comme les RTT, crédités au 1er janvier de chaque année, sans délai d’acquisition, et valables jusqu’au 31 décembre.

 
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