Marchés de gros et hebdomadaires, épicentres économiques locaux

Les marchés de gros de fruits et légumes, ainsi que les marchés hebdomadaires, constituent des piliers renforçant l’économie locale, tout en générant d’importants flux financiers, a déclaré lundi Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur.

Répondant aux questions orales ce mardi lors de la séance hebdomadaire à la Chambre des conseillers, Laftit a indiqué que le Maroc compte 30 marchés de gros officiels de fruits et légumes, organisés et structurés, auxquels s’ajoutent huit marchés parallèles non structurés. . Ces marchés génèrent un revenu annuel moyen supérieur à 400 millions de dirhams pour les collectivités locales, alors que leur chiffre d’affaires annuel dépasse les 7 milliards de dirhams, a-t-il révélé.

Toutefois, ces infrastructures souffrent de divers dysfonctionnements en termes d’organisation, de gestion et de modes de fonctionnement, a déploré le ministre, notant que ces insuffisances entravent leur capacité à attirer et commercialiser efficacement les produits, tout en limitant la qualité des services essentiels. destiné aux producteurs, commerçants et consommateurs.

Dans une quête d’harmonie entre les différentes politiques sectorielles, une vision commune et unifiée de la réforme de ce secteur est en pleine gestation. En 2020, un accord de partenariat audacieux a été conclu entre des ministères clés, à savoir l’Intérieur, l’Agriculture et la Pêche maritime, l’Industrie et le Commerce, ainsi que les Finances. Cet accord définit leurs engagements pour la création de 12 marchés de gros régionaux de nouvelle génération, dotés de toutes les infrastructures et services essentiels, et fonctionnant sous un régime de gestion résolument moderne.“, il expliqua.

Selon Laftit, cette vision partagée prend forme à travers une feuille de route nationale, elle-même alimentée par des plans régionaux élaborés selon une approche participative impliquant toutes les parties prenantes concernées. S’appuyant sur les conclusions du schéma directeur national des marchés de gros des fruits et légumes, actualisé et transmis aux régions du Royaume pour adaptation selon les spécificités locales et régionales, le ministère de l’Intérieur a lancé des appels d’offres pour l’élaboration de ces plans. Cela prend en compte, d’une part, les ressources techniques et humaines limitées au niveau régional et, d’autre part, la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de cette feuille de route ambitieuse.

Il a notamment révélé qu’un marché de gros nouvelle génération prenait forme à Rabat. Parallèlement, six autres marchés innovants s’apprêtent à émerger dans les régions de Fès-Meknès, Oriental, Marrakech-Safi, Souss-Massa, Casablanca-Settat ainsi que Béni Mellal-Khénifra.

Et de poursuivre : « Conscient de l’importance cruciale de réformer la législation régissant les marchés de gros des fruits et légumes, le ministère de l’Intérieur œuvre à forger un cadre juridique inédit pour ces infrastructures. Ce cadre vise à orchestrer leur création et leur modernisation, tout en définissant les équipements et services essentiels qu’ils doivent proposer. Le but est de transcender les modes de gestion actuels, souvent à l’origine de nombreux dysfonctionnements, en adoptant des approches commerciales résolument modernes et efficaces« .

Quant aux marchés hebdomadaires, Laftit les considère comme des poumons économiques essentiels, apportant dynamisme et stabilité aux communautés locales. En offrant des services locaux et en répondant aux besoins fondamentaux en nourriture et autres biens essentiels, ces marchés jouent un rôle essentiel. Ils constituent également une manne financière importante pour les collectivités locales. Leur nombre s’élève à 822, répartis entre 753 marchés en milieu rural et 69 en milieu urbain.

Pour moderniser ces marchés et remédier à leurs nombreux dysfonctionnements, un programme national ambitieux a été mis en place, a souligné le ministre. Ce programme vise à corriger de multiples défaillances, telles que la vétusté des infrastructures, la domination excessive des intermédiaires, le manque de professionnalisme et l’absence de plans d’organisation et de présentation.

Par ailleurs, ce programme, réalisé en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, ainsi que le ministère de l’Industrie et du Commerce, se veut une réponse à la transformation de ces marchés en véritables pôles de dynamisme économique.

L’objectif de ce programme est d’organiser les domaines d’activité économique, notamment les marchés hebdomadaires en région, de promouvoir les produits locaux, d’améliorer l’attractivité des territoires, de renforcer la compétitivité en termes de développement durable et d’emploi, et d’améliorer la présentation et conditions de travail des commerçants, artisans et usagers des marchés en corrigeant les insuffisances constatées sur les marchés hebdomadaires», a-t-il affirmé, précisant qu’il disposera d’un budget initial important d’un milliard de dirhams, financé par le ministère de l’Intérieur à hauteur de 500 MDH, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime à hauteur de 150 MDH, et le ministère de l’Industrie et de la Pêche. Commerce pour 250 MDH.

Par ailleurs, le ministère de Laftit soutient les communautés financièrement, techniquement et juridiquement pour moderniser les infrastructures, notamment les marchés hebdomadaires. Elle surveille notamment les abattoirs pour garantir la qualité de la viande et des produits, tandis que des commissions de contrôle vérifient régulièrement le respect des normes sanitaires, prenant des mesures contre les infractions, y compris la destruction des produits non conformes.

 
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