Automobile : la construction de petites voitures électriques en France est redevenue rentable, selon une étude – le 28/05/2024 à 11h17 – .

Automobile : la construction de petites voitures électriques en France est redevenue rentable, selon une étude – le 28/05/2024 à 11h17 – .
Automobile : la construction de petites voitures électriques en France est redevenue rentable, selon une étude – le 28/05/2024 à 11h17 – .

Le passage à l’électrique change la donne, car il réduit la part du travail humain dans le prix de la voiture et augmente le coût de l’énergie. Mais c’est avantageux en France.

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Un prototype de Renault 5 électrique le 12 février 2024 dont la production va bientôt démarrer en France. (AFP/EMMANUEL DUNAND)

La France a réduit l’écart de compétitivité avec l’Europe de l’Est et l’Espagne dans la construction de petites voitures électriques, selon une étude publiée lundi 27 mai et qui prône la relocalisation de cette production sur le territoire national.

Les constructeurs français se sont massivement délocalisés
la production des plus petits modèles en Europe de l’Est, en Espagne ou en Turquie, en s’intéressant notamment aux SUV en France. Seul Toyota produit encore sa Yaris dans le Nord.

La production française pourrait pourtant être compétitive avec tous ces pays d’ici 2030, selon un rapport de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), une réflexion de groupe. Le passage à l’électrique change la donne, car

cela réduit la part du travail humain dans le prix de la voiture et augmente le coût de l’énergie

. Mais c’est avantageux en France. Dans ce contexte, une petite voiture produite en France ne coûte que 2,5 % plus cher en France qu’en Espagne, et 2 % en Slovaquie, soit 260 euros du prix de revient par véhicule. Il s’agit aussi de donner la priorité à ces petits véhicules, moins polluants et adaptés aux déplacements du quotidien, a souligné Thomas Uthayakumar de la FNH lors d’une conférence de presse.

La Chine toujours loin devant

La Chine offre en revanche un avantage concurrentiel de 6%, soit environ 1 000 euros par véhicule.
Mais elle peut être contrée par une augmentation des droits de douane, comme l’envisage la Commission européenne, et la conditionnalité du bonus écologique à une empreinte carbone limitée, comme c’est le cas en France.

Une pénalité sur les véhicules les plus lourds, ainsi que des synergies entre entreprises européennes, pourraient renforcer cet accent sur les petites voitures. “La concurrence (systématique) avec les autres pays doit cesser”, a déclaré Thomas Uthayakumar.

Renault a déjà fait le pari de délocaliser une petite voiture électrique avec sa R5 dont la production démarre dans le Nord, tandis que sa future Twingo devrait être fabriquée en République tchèque. Stellantis, de son côté, préfère produire des véhicules « à haute valeur ajoutée » en France, et a lancé la production de sa petite C3 électrique en Slovaquie.

“Le pari de Renault doit être soutenu pour qu’il soit durable, et qu’il n’y ait pas de remise en cause de cet arbitrage”, a souligné l’économiste Bernard Jullien, qui a contribué au rapport.

La production automobile française a été divisée par deux depuis les années 2000
, et le passage à l’électrique peut être « un tournant », selon Bernard Jullien. Les voitures électriques nécessitant moins de main d’œuvre, ces petits modèles devront forcément être délocalisés pour compenser ces pertes d’emplois.

 
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