Julie Couture, présentatrice à TVA Québec, met en lumière ses 25 ans de carrière

Julie Couture, présentatrice à TVA Québec, met en lumière ses 25 ans de carrière
Julie Couture, présentatrice à TVA Québec, met en lumière ses 25 ans de carrière

Chaque semaine, la chroniqueuse et journaliste Karine Gagnon vous invite à une grande entrevue avec une personnalité marquante de la Capitale-Nationale. Tout sera en pause pour l’été à partir de la semaine prochaine.

Ancre à TVA Québec depuis 2012, Julie Couture souligne cette année ses 25 années dans la profession, une belle opportunité, à ses yeux, dans le contexte plus difficile qui touche les médias.

Originaire du quartier Duberger au Québec, Julie Couture a grandi dans une famille de quatre enfants soutenue par sa mère. Elle admirait beaucoup cette femme très forte, assistante sociale de métier.

Son père, comptable au Complexe G, est décédé lorsque Julie avait 12 ans. Sa mère, Lucie, malheureusement elle aussi décédée aujourd’hui, a dû reprendre le travail pour subvenir aux besoins de la famille. Elle avait suivi une formation d’éducatrice et avait travaillé dans des crèches. Elle a repris du service à la DPJ, où elle s’est occupée des nouveau-nés et des bébés retirés de leur famille.

Julie Couture se souvient du dévouement de sa mère envers ces petits blessés par la vie.

«J’étudiais au Cégep de Sainte-Foy et la garderie était sur le chemin Sainte-Foy, et j’allais la rejoindre quand j’aurais fini.»

Sa mère lisait beaucoup les journaux. “Nous y étions plongés et elle voulait que nous allions à l’école.” Son frère Pierre devient également journaliste, aujourd’hui animateur radio.

Transition vers le monde politique

Julie Couture voulait d’abord devenir journaliste de guerre. Elle admirait beaucoup Monique Giguère, journaliste à Soleil, qu’elle a eu la chance de recevoir en entrevue dans le cadre d’un programme communautaire. “J’ai été vraiment impressionné par cette femme, qui avait un sang-froid incroyable.”

D’ailleurs, Mmoi Giguère, aujourd’hui décédée, a également débuté sa carrière au ministère des Affaires étrangères.

Car, avant de devenir journaliste, Julie Couture a passé du temps dans le monde politique, où elle a beaucoup appris. Elle a obtenu un baccalauréat en journalisme et en sciences politiques à l’Université Laval et est tombée amoureuse des sciences politiques.

« Après mon baccalauréat, j’ai été emmené en stage au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, à Ottawa.

C’était en 1998. Deux candidats avaient été sélectionnés au Canada, dont elle. “Pour l’essentiel, nous avons rédigé les questions et réponses des ministres à la Chambre, avec la collégialité des directions géographiques du ministère.”

Durant cette période, de nombreux sujets faisaient l’actualité, notamment l’ALENA, les droits de l’homme, les enfants soldats… « J’ai été vraiment impressionné […] Quand on arrive là-bas, c’est une ouverture sur le monde, ils vivent des expériences incroyables, ils voyagent partout », se souvient-elle.

Entrée « forcée »

Par la suite, la jeune femme obtient son master, nécessaire pour devenir diplomate. Puis son envie de devenir journaliste s’affirme à nouveau.

Elle se souvient très bien de ses débuts, à TVA, à Hull. Un journaliste, devenu plus tard un ami, fumait dehors. Elle l’avait suivie dans le bâtiment, dans l’espoir d’y rencontrer le patron.

« J’étais un peu entrée par effraction dans la gare, raconte-t-elle en riant, car j’appelais beaucoup le patron pour avoir un entretien et il n’avait jamais le temps. Je débutais et je n’avais pas beaucoup d’expérience. […] Je l’ai tellement énervé qu’il a fini par me donner une chance.

Au départ, elle devait faire ses preuves. « Je n’avais pas appris à faire des topos, alors j’ai pédalé. J’ai apporté le plus possible mes histoires, et petit à petit j’ai gravi les échelons.

Elle est devenue présentatrice du week-end dans la même station. TVA Montréal l’a appelée pour venir la remplacer chez LCN. Elle rejoint ensuite l’équipe de JE, animé par Karina Marceau, avant de passer du temps à RDI comme journaliste.

En 2005, elle revient à LCN et co-anime la matinale aux côtés de Karine Champagne. Elle se lie d’amitié avec plusieurs personnalités, dont Claude Poirier, chroniqueur à l’émission, qu’elle voit encore à l’occasion.

Photo Stevens LeBlanc

Deux ans plus tard, elle succède à Esther Bégin comme animatrice des bulletins de 18 heures et de fin de semaine. Elle était également présentatrice à LCN l’après-midi, en semaine. «C’était une période tellement belle de ma vie», dit-elle.

En 2009, la journaliste devient maman, à l’âge de 35 ans, et revient s’installer dans sa ville natale, où était basé son compagnon.

Journaliste à TVA Québec, elle est devenue présentatrice la fin de semaine, puis a succédé à Pierre Jobin la semaine, en 2021. Son secret : être la mieux préparée possible, ce qui permet de bien gérer le stress. .

Plaidoyer pour le journalisme

Parmi ses entrevues les plus mémorables, elle se souvient de celle avec Lucien Bouchard, une personnalité magistrale et charismatique qui a marqué l’histoire. Parmi les événements extraordinaires, la mort de Jean-Paul II et tout le suspense qui l’a entouré ont été passionnants. La tragédie de L’Isle-Verte l’a aussi choquée.

Ceux qui l’ont déjà vue à l’œuvre savent à quel point Julie Couture aime le monde, comme on dit ; et les gens le récompensent.

Concernant la profession, alors que les médias traversent une crise, le journaliste espère de tout cœur que des solutions émergeront pour assurer son avenir. Une information vérifiée et recherchée sera toujours essentielle dans nos démocraties, souligne-t-elle. « Notre métier a toujours sa pertinence, et il est important. »

À ne pas manquer, mercredi soir à 20 h 30, sur MATV (canal 9 (Hélix et illico), 609HD (Illico)), l’émission Le carnet de Karine à propos de Julie Couture.

 
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