Vendeur, enseignant, cuisinier… Quels sont les métiers les plus difficiles à recruter en France ? – .

Vendeur, enseignant, cuisinier… Quels sont les métiers les plus difficiles à recruter en France ? – .
Vendeur, enseignant, cuisinier… Quels sont les métiers les plus difficiles à recruter en France ? – .

Alors que la Dares mesure le nombre de postes vacants à plus de 535 000, c’est dans les activités de commerce et de santé que l’on peine encore le plus à recruter.

Où sont les emplois non pourvus en France ? Alors que ce lundi la ministre du Travail Catherine Vautrin rappelait sur BFMTV que « nous avons aujourd’hui près de 400 000 emplois qui ne trouvent pas preneur » pour justifier la réforme de l’assurance chômage, que disent les chiffres des postes vacants ? ?

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), qui dépend du ministère du Travail, dresse chaque trimestre un état des lieux des emplois vacants en France. Avec une nouveauté depuis ce premier trimestre 2024 : le champ d’application de la mesure a été étendu aux très petites entreprises (1 à 9 salariés). Avec pour conséquence que le nombre d’emplois non pourvus a été surestimé. Il n’y a donc pas « près de 400 000 postes vacants » comme le suggère le ministre, mais 535 222 justement selon la Dares au premier trimestre 2024.

Pour rappel, les emplois vacants sont définis par le Règlement européen n°453/2008 comme des postes nouvellement créés, inoccupés ou encore occupés et en passe de devenir disponibles, pour lesquels l’employeur recherche activement un candidat extérieur à l’entreprise.

Leur nombre est toutefois en baisse par rapport à l’année précédente puisqu’en moyenne en 2023, 615.000 emplois étaient vacants dans le secteur privé, 368.000 dans les entreprises de 10 salariés ou plus et 247.000 dans celles de 1 à 9 salariés.

« Nous n’ouvrons pas de magasin faute de salariés »

C’est logiquement dans le secteur de secteur tertiaire commercial que ce chiffre est le plus élevé avec près de 330 000 emplois en retard au premier trimestre 2024. Suivi de tertiaire non marchandce est-à-dire administration publique, enseignement, santé Ou Action sociale avec près de 80 000 postes à pourvoir et enfin l’industrie (69 236 postes) et le BTP (56 633).

Ce sont les grands secteurs d’activité. Pour entrer plus en détail sur les entreprises, il faut prendre les données du quatrième trimestre 2023, la Dares n’a pas encore compilé les données des trois premiers mois de 2024.

Fin 2023 donc, c’est dans commerce qu’il y avait la plupart de ces postes vacants avec près de 90 000. Dans les régions les plus dynamiques comme l’Ile-de-France, la pression concurrentielle est telle que les enseignes de distribution peinent à fidéliser leurs salariés.

“Nous n’ouvrons pas de magasins en région parisienne, car nous avons des problèmes de recrutement particulièrement forts”, a déclaré à BFM Business le dirigeant d’une chaîne de meubles. “C’est la même chose dans le sud-est.” du pays, ce sont deux régions où les loyers sont élevés et où l’on ne trouve pas d’employés.

Après le commerce, c’est un secteur non marchand, celui santé et action sociale qui compte le plus grand nombre de postes vacants. Les praticiens hospitaliers et particulièrement les infirmiers et aides-soignants sont encore très difficiles à recruter, malgré les augmentations de salaires. La Dares dénombre près de 75 000 postes vacants dans le secteur, un des rares à avoir vu son nombre augmenter en 2023.

Un peu moins de postes vacants dans la restauration

Derrière, deux secteurs ont le même nombre d’emplois vacants : industrie manufacturière et construction avec près de 70 000 emplois chacun. Pour le premier, c’est un manque de qualification qui est mis en avant par les employeurs et pour le second, c’est un problème d’attractivité. Dans la construction, le nombre d’emplois vacants avait considérablement diminué avec la crise à laquelle le secteur est confronté, mais a recommencé à augmenter au dernier trimestre 2023.

Particulièrement préoccupé par les difficultés de recrutement après le Covid, le secteur de la restauration et de l’hébergement a vu son nombre de postes vacants baisser très fortement fin 2023. Un peu plus de 56 000 postes n’étaient pas pourvus au dernier trimestre contre près de 85 000 entre avril et juin de la même année. Cette baisse s’explique par la saisonnalité, mais aussi par la baisse d’activité du secteur dans un contexte de difficultés de pouvoir d’achat.

Quatre autres secteurs affichent des niveaux élevés de postes vacants (plus de 30 000 à l’échelle nationale). Voici les activités scientifiques et techniques avec plus de 52 000 postes vacants. Cela peut s’expliquer par la pénurie d’ingénieurs en France. Dans services administratifsil y a plus de 39 000 postes qui ne sont pas pourvus, un nombre également en augmentation pour l’année 2023.

Enfin, deux autres grands secteurs d’activité comptent plus de 30 000 postes vacants. Voici les métiers de l’information et de la communication (35 700) et les transports (30 900). Mais leur nombre a sensiblement diminué en un an dans ces deux domaines d’activité.

 
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