leurs propriétaires proposent de résilier leur bail après plaintes des voisins

leurs propriétaires proposent de résilier leur bail après plaintes des voisins
leurs propriétaires proposent de résilier leur bail après plaintes des voisins

Une famille québécoise ayant un enfant autiste non verbal est contrainte de quitter son domicile en raison de nombreuses plaintes de ses voisins.

Face aux plaintes répétées des autres locataires de l’immeuble, les propriétaires ont offert à la petite famille la possibilité de mettre fin au bail, sans pénalité, si elle souhaitait partir de son plein gré.

Une proposition qui n’a pas plu à Alexandra Pellicelli, la belle-mère de Jayd.

« Elle m’a aussi dit : ‘On est ouvert à rompre le bail si tu veux’, et puis j’ai répondu : ‘Eh bien non, jamais’ », raconte-t-elle à TVA Nouvelles.

Le petit Jayd, 4 ans, a récemment emménagé avec son père dans l’appartement d’Alexandra Pellicelli.

Comme il est atteint de troubles du spectre autistique (TSA) et qu’il est non verbal, il s’exprime « à travers des bruits, des cris et des vocalisations ».

« Nous ne pouvons pas dire ‘Stop’, car ce que nous disons en réalité, c’est ‘Tais-toi’. Ce n’est pas vraiment ce que nous voulons dire à nos enfants. C’est sûr que s’il dégénère trop, à un moment donné pour lui, pour son bien, on lui demandera de se calmer, mais on ne lui demandera jamais d’arrêter de faire ses sons, d’autant plus que [20h30] il est au lit», explique la belle-mère.

Mal compris

Depuis l’arrivée de Jayd à l’immeuble, les voisins ont fait plusieurs commentaires à la famille concernant le bruit.

«Les voisins de l’immeuble disaient tous que nous étions bruyants et que nous étions l’élément perturbateur de l’immeuble», rapporte Alexandra Pellicelli.

Le père de l’enfant, Guillaume Lafond, déplore que des voisins se plaignent du bruit d’un enfant autiste non verbal.

« Je comprends que nous sommes dans un appartement et tout ça, mais je ne peux pas non plus empêcher mon fils d’être lui-même. C’est la seule fois où il peut être lui-même ici », dit-il.

L’homme se dit également attristé par le manque de compréhension de la population à l’égard de l’autisme.

« Je ne m’attendais pas à ce que les gens comprennent si mal l’autisme. Cela m’attriste vraiment beaucoup quand il s’agit de mon fils.

Résigné

Même s’ils ne souhaitent pas déménager, le couple se résigne désormais à trouver un nouveau logement.

Cependant, le contexte économique actuel complique les recherches.

« C’est assez compliqué avec notre budget et les prix de l’immobilier qui augmentent de façon exponentielle. Nous sommes conscients de ce que cela implique d’avoir un enfant ayant des besoins particuliers, nous recherchons donc soit des demi-sous-sols, soit des sous-sols », explique Guillaume Lafond.

Les propriétaires ont déclaré à TVA Nouvelles qu’ils étaient sensibles à la situation de la famille.

Selon eux, la proposition de résilier le bail n’a pas été faite dans un but discriminatoire, mais plutôt en vue de résoudre le conflit.

Ils affirment avoir fait la même offre aux voisins qui se plaignaient.

 
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