réduction de la durée d’indemnisation, « bonus-malus »… Gabriel Attal dévoile les nouvelles règles de la réforme

réduction de la durée d’indemnisation, « bonus-malus »… Gabriel Attal dévoile les nouvelles règles de la réforme
réduction de la durée d’indemnisation, « bonus-malus »… Gabriel Attal dévoile les nouvelles règles de la réforme

l’essentiel
Dans un entretien à paraître ce dimanche 26 mai dans la Tribune Dimanche, le Premier ministre Gabriel Attal a dévoilé les grandes lignes des nouvelles règles d’indemnisation de l’assurance chômage pour « aller vers le plein emploi ».

Les règles d’indemnisation de l’assurance chômage seront durcies à partir du 1euh Décembre “pour avancer vers le plein emploi” et “valoriser encore plus le travail”, a déclaré Gabriel Attal dans un entretien à paraître ce dimanche 26 mai dans La Tribune Dimanche. Une annonce loin d’être une surprise, le Premier ministre ayant tenu depuis mercredi des réunions avec les partenaires sociaux.

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Les pistes données cette semaine par la ministre du Travail Catherine Vautrin se confirment désormais. Ainsi, la durée d’indemnisation sera réduite à 15 mois « dans les conditions actuelles », c’est-à-dire si le taux de chômage reste inférieur à 9 %, pour les chômeurs de moins de 57 ans. Et il faudra avoir travaillé 8 mois sur les 20 derniers mois pour être indemnisé, contre 6 mois sur les 24 derniers mois actuellement, a précisé le chef du gouvernement.

Une entrée en vigueur le 1euh Décembre

Gabriel Attal a précisé que le gouvernement prendrait un décret le 1euh juillet pour que la réforme « puisse entrer en vigueur le 1euh Décembre”. Changer les règles d’indemnisation nécessite une mise à jour des systèmes d’information de France Travail (anciennement Pôle Emploi) qui ne peut se faire du jour au lendemain.

Le Premier ministre a également confirmé la création d’une « prime à l’emploi des seniors ». Grâce à cette mesure, “un senior au chômage qui reprend un emploi moins bien rémunéré que son emploi précédent pourra cumuler son nouveau salaire avec son allocation chômage” et “regagnera ainsi sa rémunération initiale, pendant un an”, a expliqué Gabriel Attal. Les syndicats avaient indiqué que les salaires seraient ainsi indemnisés à hauteur de 3 000 euros. Le système de bonus-malus sur les contrats courts, critiqué par les employeurs et limité pour l’instant à sept secteurs d’activité, fera l’objet d’un examen sur “l’opportunité de l’étendre en fonction de l’évaluation au volant”.

3,6 milliards d’euros d’économies

Enfin, le Premier ministre a confirmé l’ajout d’un nouveau seuil pour réduire la durée d’indemnisation, déjà réduite de 25% depuis février 2023, voire plus si le taux de chômage descend en dessous de 6,5%. Il n’a pas précisé combien. La CGT avait indiqué que cette durée serait dans ce cas réduite de 15 points de pourcentage supplémentaires, soit 40 %, ce qui la ramènerait à 12 mois.

“Pour préparer le rebond économique de 2025 que nous annoncent les prévisionnistes, j’espère que les règles seront encore plus incitatives lorsque la croissance reprendra et que le taux de chômage diminuera”, a déclaré Gabriel Attal. Pour le Premier ministre, « il ne s’agit pas d’une réforme de l’économie, mais de la prospérité et de l’activité ». « Le gain se mesurera par un plus grand nombre de Français qui travailleront. Et donc plus de financement pour notre système», a-t-il assuré.

Une réforme « pénale »

Selon le ministère du Travail, le gouvernement attend 3,6 milliards d’euros d’économies grâce à la réforme et prévoit une augmentation “de 90 000 personnes occupées”.
Le seul durcissement de la condition d’affiliation générerait 2,8 milliards d’économies, selon la CGT.

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“C’est vraiment une mesure anti-jeunes”, a réagi Denis Gravouil, négociateur sur l’assurance chômage à la centrale de Montreuil, pour qui l’absence de décision de prolongation du bonus-malus montre que “le gouvernement est totalement aligné sur les intérêts”. des employeurs.

Reprenant les mots utilisés selon lui par Sophie Binet devant Catherine Vautrin, il a jugé que la réforme était « criminelle », citant des études sur la santé des chômeurs et de leur entourage qui montrent « le taux de suicide des chômeurs en fin d’études ». droits est deux fois plus élevé que parmi la population active.

 
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