« Ils ne sont pas mauvais, ils sont juste incapables »

« Ils ne sont pas mauvais, ils sont juste incapables »
« Ils ne sont pas mauvais, ils sont juste incapables »

Giorgia Meloni a critiqué mercredi une mesure de contrôle fiscal pourtant mise en œuvre par un membre de son propre gouvernement et de son propre parti. Le chef du gouvernement italien a qualifié d’« intrusif » un outil permettant aux services fiscaux de comparer le mode de vie des citoyens avec les revenus qu’ils déclarent.

Cette mesure, appelée « redditometro » par les Italiens, ou « indicateur de richesse », avait été abolie en 2018. Mais elle a été promue à nouveau par le vice-ministre de l’Économie, Maurizio Leo, membre du parti Fratelli d’Italie (extrême droite). de Giorgia Meloni. La publication de ce retour du « redditometro » lundi au Journal officiel a pris de court les principaux dirigeants de la majorité, qui ont tous réagi mercredi.

Giorgia Meloni a ainsi affirmé sur Facebook qu’elle avait toujours été opposée à de tels « mécanismes intrusifs (…) appliqués aux gens ordinaires ». Elle a affirmé que ce sujet serait évoqué lors du prochain Conseil des ministres. « Et si des changements sont nécessaires, je serai la première à les exiger », a-t-elle promis.

Le vice-Premier ministre, Antonio Tajani, leader du parti conservateur Forza Italia, a parlé pour sa part d’un “instrument obsolète qui ne fait que générer des différends et ne résout pas les problèmes de lutte contre l’évasion fiscale”. Quant à l’autre vice-Premier ministre, Matteo Salvini, chef de la Ligue anti-migrants, il a estimé que le « redditometro » était « l’une des horreurs du passé ».

Cette vague de commentaires du gouvernement a ravi les partis d’opposition. “Ils ne sont pas mauvais, ils sont juste incapables”, a déclaré l’ancien Premier ministre Matteo Renzi, chef d’un petit parti centriste.

« Giorgia Meloni s’est réveillée aujourd’hui et attaque Redditometro. Elle a découvert que son vice-ministre des IDE l’avait réintroduit dans la nuit», a ironisé Giuseppe Conte, également ancien chef du gouvernement.

Le « redditometro » permet au fisc de prendre en compte dans le calcul de l’impôt une longue liste de dépenses et de biens d’un particulier : activités sportives, possession de chevaux, location d’appartements, factures de gaz et d’électricité, animaux domestiques, assurance-vie, bijoux, téléphones et même des visites chez le coiffeur.

Selon le gouvernement, l’évasion et la fraude fiscales représentent un manque à gagner de l’ordre de 95 à 100 milliards d’euros par an.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

NEXT Le salon automobile de Genève sabordé face à la baisse d’intérêt des constructeurs