un matelas de sécurité pour l’été

un matelas de sécurité pour l’été
un matelas de sécurité pour l’été

« Avec toute cette pluie, au moins cet été, nous n’aurons pas à nous soucier des histoires de nappes phréatiques qui manquent d’eau… » Avec cette pluie qui ne cesse de tomber, voilà le commentaire un peu sarcastique que l’on peut entendre ou lire sur les réseaux sociaux.

Nous sommes d’accord, le temps est nul. Après avoir connu le troisième hiver le plus humide depuis 1991 (310,7 mm de précipitations pour une moyenne de 228,6 mm) et 61 jours de pluie (55,2 en moyenne), le printemps s’est poursuivi au même rythme.

Entre le 1er mars et le 20 mai, 234,2 mm d’eau sont tombés à Uccle (pour une normale printanière de 165,6 mm) et les précipitations moyennes régionales sur toute la Belgique ont été partout supérieures aux normales, allant de 105% à 135% de la normale selon les régions. .

Alors oui, avec des précipitations excédentaires depuis octobre, les réserves en eau sont bien garnies.

Lors de sa dernière évaluation en avril, la Cellule d’expertise sécheresse du SPW a noté que les niveaux « sont actuellement supérieurs ou proches des niveaux les plus élevés rencontrés à la même période au cours des années sèches précédentes (2017-2020 et 2022-2023). ) ».

Certaines nappes phréatiques sont même saturées. Un phénomène assez rare en Wallonie ayant même été observé à Rosières, dans le Brabant wallon : la nappe phréatique libère son excédent d’eau par l’intermédiaire d’un point de forage.

Un matelas confortable pour l’été mais à ne pas gaspiller

« Les niveaux de réserves en eaux souterraines sont en effet très confortables », constate Aurore Degré, professeur d’hydrologie à Gembloux-Agro-Bio-Tech. “Mais ce n’est certainement pas une raison pour gaspiller cette précieuse ressource.”

D’autant que même s’il pleut encore beaucoup, la période de recharge est désormais terminée et laisse progressivement la place à des niveaux en baisse. Un phénomène lié à l’évapotranspiration et à la captation de l’eau par les plantes lors de la phase de développement. Un phénomène qui va s’accentuer avec le développement de cultures qui s’implantent, tardivement mais progressivement, dans les champs. Autant d’eau qui n’alimente donc plus les nappes phréatiques qui, n’étant pas étanches, entament leur processus naturel d’évacuation.

La situation du mois de mai ne garantit donc pas absolument qu’il n’y aura pas de pénurie d’eau jusqu’à l’automne. Cela est particulièrement vrai dans les zones où les aquifères ont des capacités de stockage plus faibles, comme dans les Ardennes par exemple. Même si, on le répète, le matelas est confortable cette année pour absorber une consommation estivale normale.

Pénurie d’eau en province de Luxembourg : le réapprovisionnement des réservoirs se poursuit

«Je ne suis pas pessimiste pour cette année», poursuit cependant Aurore Degré à propos des récoltes. « Il faut vraiment un changement radical, avec plusieurs semaines de sécheresse qui assècheraient rapidement les sols avant que les plantes ne puissent se développer. C’est peu probable. “

 
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