Pourquoi Dacia incarne le triomphe de la tempérance en 2024

Pourquoi Dacia incarne le triomphe de la tempérance en 2024
Pourquoi Dacia incarne le triomphe de la tempérance en 2024

Depuis l’étude Bigster 2021 préfigurant son style, on savait que le nouveau Duster serait plus attractif. Sa présentation en début d’année l’a confirmé. L’équipe de conception de David Durand a créé un objet à la fois solide et moderne, conservant l’humilité qui fait, entre autres, la popularité de Dacia.. Restait à vérifier que les troupes (ingénieurs, développeurs ou encore constructeurs) de Patrice Lévy-Bencheton, aujourd’hui directeur des performances de Dacia, et auparavant responsable du programme Duster/Bigster, avaient elles aussi rempli leur mission avec succès. .

La plus grande étude 2021.©Dacia

Sans surprise, puisqu’elle est étroitement dérivée d’une plateforme Renault à succès (Captur, Arkana…), la partie dynamique est au meilleur niveau. Fini aussi le temps où le Duster apparaissait comme un 4×4 discount. Il établit désormais ses références en faisant contrepoids dans un marché des SUV où les formes, les dimensions et les contenus sont pour la plupart en glissements incontrôlés. Conçu dès l’origine pour être économique, Duster est devenu le modèle du « juste assez » à l’heure où la sobriété – par choix ou par obligation – séduit de plus en plus d’acheteurs de voitures.

Flair…

Le nouveau Dacia Duster.©Dacia

Mais le Français Denis Le Vot, PDG du constructeur roumain, le rappelle : « Il n’y aurait pas de Dacia sans Renault. » D’abord parce que l’un des leviers économiques revendiqués du label reste de « récupérer les évolutions de la maison mère ». Profitez alors de ses infrastructures logistiques, commerciales ou de service après-vente. Ensuite parce qu’en 1999, il a fallu la prescience d’un homme de Renault, Louis Schweitzer – l’un des acteurs les plus brillants de l’histoire du Losange. Il fut l’un des seuls à croire en Dacia, que personne ne convoitait, puis à défendre le projet de la « voiture à 5 000 $ ». Une Logan qui a suscité la méfiance, voire l’opposition, de Carlos Ghosn, convaincu qu’elle ne générerait pas assez de marges. Sous son mandat, Dacia se révélera pourtant être l’un des plus gros contributeurs du groupe et le redresseur Nissan tentera – en vain – de reproduire la recette en relançant Datsun.

…et du talent

Difficile d’imaginer des lignes plus simplistes que celles de la première Dacia Logan.©Dacia

Denis Le Vot, élu Homme de l’année 2023 par un jury de journalistes spécialisés sous l’égide du Journal de l’automobile – une distinction bien méritée – aime définir Dacia comme « le bistrot gastronomique d’un restaurant étoilé ». Et s’il est une adresse que nous n’hésitons jamais à recommander à notre famille et à nos proches, c’est bien celle de Dacia.. Mais on n’oublie pas ce que cette « cuisine » doit à Gérard Detourbet, mathématicien reconverti dans l’industrie et décédé en 2019, revenu dans une Roumanie exsangue pour restaurer l’usine de Piteşti puis superviser, pendant une décennie, le développement de Dacia. Un label, hier low cost, qui s’agrandit sans oublier, et c’est malin, de rester modeste.

 
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