Lausanne a lancé son plan canicule 2024

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Poursuivi depuis plus de sept ans et totalement disculpé, l’ancien secrétaire général de l’ex-Fondation Beaulieu Marc Porchet s’exprime pour la première fois dans -. Dans une interview à 24 heures vendredi, il évoque les « vraies raisons » d’un « énorme gâchis » dans l’affaire de la débâcle de Beaulieu à Lausanne.

Il a été accusé nommément dans un communiqué du Conseil d’Etat vaudois, malgré la présomption d’innocence, de détournement de fonds, surfacturation, opacité des comptes et conflits d’intérêts en décembre 2017 suite au dépôt d’une plainte pénale. Un montant de 27 millions avait été articulé. M. Porchet a été immédiatement licencié après seize ans de mandat.

Depuis, son innocence a été déclarée à trois reprises : un premier classement par le ministère public en 2019, un acquittement par le tribunal de grande instance de La Côte en août 2023, puis confirmé par le tribunal cantonal en avril dernier. Un appel à la Cour fédérale est encore possible.

Changement de commune : un tournant

L’impression qui prédomine chez Marc Porchet est celle d’un « énorme gâchis ». « Cette histoire a demandé beaucoup d’énergie à d’innombrables personnes et a consommé tellement de ressources. J’ai perdu mon entreprise, j’ai perdu mes salariés», a-t-il confié au quotidien vaudois. «Je me suis endetté auprès de mes proches à hauteur de 700 000 francs, afin de payer tous les fournisseurs et mes collaborateurs.»

Quand a-t-il senti le vent tourner ? «Avec le recul, je dirais qu’il y a vraiment eu un tournant après le changement de Commune à Lausanne, en 2016. A l’époque, à la Fondation Beaulieu, nous avions trois personnes qui ont vraiment fait avancer le bateau», dont l’administrateur lausannois. et les conseillers municipaux Daniel Brélaz et Olivier Français.

« Lorsque MM. Brélaz et Français sont partis (remplacés par Grégoire Junod et Natacha Litzistorf, ndlr), les choses ont commencé à fluctuer. Mais à l’époque, je ne m’en rendais pas compte. J’étais tellement pris par le travail quotidien », note-t-il.

M. Porhcet tient à souligner que la situation de la Fondation Beaulieu et sa double fonction (secrétaire général de la fondation et patron du syndic mandaté pour la gestion opérationnelle du site) était « connue du conseil de fondation depuis plus de dix ans ». » .

« Pas de pouvoir bancaire »

« Les agents sont embauchés par la délégation du conseil de fondation, pas par moi. De plus, je n’avais ni signature au registre du commerce, ni autorité bancaire», insiste-t-il. Mais aussi de reconnaître que « la photographie instantanée peut évidemment poser question. On se dit : ‘Il y a un problème…’ Et c’est vrai.»

« La Fondation n’a jamais voulu internaliser un quelconque poste, même si je l’avais moi-même recommandé en 2015, car toute l’équipe était à bout de souffle. “Au final, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont dû me jeter par la fenêtre plutôt que de faire les choses correctement : ‘Écoutez, Monsieur Porchet, nous avons choisi de changer de stratégie et nous allons y mettre un terme.” à votre mandat». J’aurais très bien compris”, assure-t-il.

Il évoque également l’audit du Contrôle financier de la Ville de Lausanne en 2017 qui a précipité sa chute et sa disgrâce. « La personne qui réalise la vérification et qui la signe se trouve être l’ancien directeur financier de MCH Beaulieu. Le conflit d’intérêts est évident, d’autant plus que MCH a fini par quitter le chantier dans un contexte conflictuel», affirme-t-il. Il précise n’avoir « jamais été interviewé directement ».

Des réductions de loyer fatales ?

« La conclusion de son audit est qu’il manque 20 millions et, en gros, cet argent a été englouti par les sociétés d’agents que nous avons payées trop cher. En revanche, il n’y a pas un mot sur les véritables raisons pour lesquelles le fonds Beaulieu a eu des problèmes de liquidité croissants», regrette-t-il.

Les vraies raisons ? «C’était le loyer des opérateurs qui manquait en partie, et ce depuis des années et des années. MCH a toujours pu négocier des réductions de loyer avec le conseil de fondation, en invoquant la marche des affaires, le déclin des salons, etc. Sur plus de dix ans, cela représente des millions de francs.

«C’était un choix politique de tout faire pour garder cet acteur majeur des congrès à Lausanne. Il n’y a aucun commentaire à ce sujet dans le rapport d’audit. Évidemment, puisqu’il a été écrit par « l’ancien directeur de MCH Beaulieu… ».

Pour conclure, Marc Porchet dit s’être senti « trahi », en raison « du manque de soutien, fin 2017, de ceux qui ont pris ces décisions, au sein du conseil de fondation ». Et d’ajouter : « parce qu’en fin de compte, ce sont des décisions qui ont eu des conséquences financières majeures. Et je me serais attendu à ce que ceux qui les ont créés en assument la responsabilité.

Pour l’avenir, sur le plan civil, Marc Pochet entend sans doute réclamer « des centaines de milliers de francs » d’argent impayé et perdu. Il dit également attendre une « forme de réparation » publique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

 
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