L’ancien patron de l’ASFC a payé 500 $ pour préparer son témoignage

L’ancien patron de l’ASFC a payé 500 $ pour préparer son témoignage
L’ancien patron de l’ASFC a payé 500 $ pour préparer son témoignage

L’ancien grand patron de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a reçu 500 $ des poches des contribuables pour préparer sa comparution devant la commission parlementaire sur le scandale ArriveCAN, en début d’année.

John Ossowki, qui travaille désormais pour le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers, a dû signer un contrat en tant qu’« employé occasionnel » pour pouvoir accéder à ses anciens e-mails et à son calendrier.

Il ne s’agissait pas de “s’entendre sur la même version des faits” avec la nouvelle présidente de l’ASFC, Erin O’Gorman, mais d’apporter les réponses les plus claires possibles aux députés, s’est défendu M. Ossowski, invité à témoigner de nouveau à la Palementaire. comité des comptes publics jeudi.

« Se fier à ma mémoire lors de ma première comparution devant le comité ne m’a pas très bien fonctionné. Il était donc important que mes témoignages ultérieurs contiennent des faits et une certaine clarté dans mes cas », a-t-il déclaré.

Il s’est dit prêt à rembourser les 500 $ si le gouvernement le lui demandait.

Le flou demeure

C’est sous la direction de John Ossowski que l’ASFC a traversé la pandémie de COVID-19. Même s’il se dit « fier » de son travail, il reconnaît d’importantes lacunes, notamment dans le processus d’attribution des contrats et dans la vérification des dépenses.

Toutefois, a-t-il encore assuré jeudi, ce dernier aspect ne relevait pas de sa responsabilité. Et malgré des dizaines de témoignages au cours des deux dernières années, personne n’est en mesure de confirmer qui est le responsable qui a finalement signé le premier contrat avec GC Strategies pour le développement d’ArriveCAN.

Rappelons que l’application mobile aurait coûté près de 60 millions de dollars, un chiffre qu’il est impossible de confirmer hors de tout doute compte tenu de la quantité d’informations manquantes, selon le Vérificateur général.

Des réunions qui n’avaient pas leur place

De plus, M. Ossowski a indiqué qu’il n’était pas au courant des événements sociaux auxquels participaient les fonctionnaires des sous-traitants d’ArriveCAN, dont les deux propriétaires de GC Stratégies.

Ces réunions informelles, dont la fameuse dégustation de whisky en format virtuel, n’ont pas été signalées par les fonctionnaires à leurs supérieurs immédiats, ce qui va à l’encontre du code de déontologie des fonctionnaires.

“Si cela avait été porté à ma connaissance, il y aurait probablement eu une enquête et, en cas de faute, une série de sanctions auraient dû être appliquées à l’intéressé”, a déclaré M. Ossowski.

En commission mardi, l’actuel directeur par intérim de l’ASFC, Chulaka Ailapperuma, a reconnu avoir « commis une erreur de jugement » en participant à cette dégustation de whisky, organisée par GC Strategies en 2020, sans en avertir ses supérieurs.

 
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