« S’il n’y a pas de carte, je pars » – .

« S’il n’y a pas de carte, je pars » – .
« S’il n’y a pas de carte, je pars » – .

« Je suis allergique au QR Code mais en plus, je trouve assez grossier d’obliger le client à utiliser un téléphone portable pour pouvoir accéder au menu. D’abord parce qu’il n’est pas obligé d’avoir un téléphone portable, d’utiliser son abonnement et ses data pour accéder au menu alors qu’on paie déjà assez cher les plats”se plaint Michèle. “Ce sont les mêmes qui vont se plaindre parce que vous prenez des photos de la vaisselle, répondez au téléphone ou regardez régulièrement votre smartphone.”

Fracture numérique et isolement

S’il permet d’accéder rapidement au menu, le QR Code met en avant la fracture numérique avec près d’un Belge sur deux en situation de vulnérabilité numérique. “Que est l’une des innombrables plaintes concernant l’utilisation systématique des smartphones”», dit Pierre Marage, le parrain de la bande des vieux en colère. “Il y a une demande pour le retour de la carte papier car elle gâche vraiment la vie de ceux qui n’ont pas ou ne veulent pas utiliser de smartphone !

Le GSM, l’ennemi de la convivialité au restaurant : “C’est très triste, les gens mangent froid et se parlent de moins en moins”

Les services sont de plus en plus numérisés et tendent à isoler les victimes de la fracture numérique. « Les personnes âgées veulent socialiser, payer cash pour contrôler leurs dépenses, etc. Cela est lié au fait qu’elles ne savent pas ou ne veulent pas utiliser un smartphone. De nombreuses personnes âgées considèrent le smartphone comme une atteinte à la vie privée et un outil de contrôle. Il existe un mouvement d’opposition à l’usage systématique du numérique. Cela limite la vie sociale des personnes âgées qui ont le sentiment de ne pas compter. Du coup, ils ne sortent plus, ne vont plus au restaurant et les isolent”explique Pierre Marage.

Michèle voit l’utilisation du QR Code comme une perte de convivialité. “Un menu, c’est déjà un voyage à la découverte du restaurant. C’est agréable à lire, facile. Quand on commence à bidouiller son portable, il faut déjà avoir une connexion, cliquer sur le truc et regarder le menu défiler sur un petit écran, ça me coupe l’appétit. Il faut savoir ce que l’on veut : privilégier le bien-être ensemble et le côté traditionnel du restaurant ou cultiver l’individualité, le culte du GSM.

Évitez les impressions papier

« Depuis le Covid, nous travaillons uniquement avec le QR code. Nous nous y sommes habitués. C’est plus simple, il n’y a plus de papier à imprimer et si vous souhaitez modifier un prix ou la carte, c’est plus simple. Il y a vraiment un aspect pratique », explique le gérant du bar Meltdown à Bruxelles. “Chaque année, nous recevons des commentaires deux ou trois fois. Nous avons encore une version papier que nous gardons de côté.

A la Fédération Horeca Wallonie, nous confirmons que l’obligation suite à la crise sanitaire est devenue une opportunité. Normalement, une alternative reste disponible à la présence du QR Code. “La plupart des restaurateurs ont encore un menu imprimé. Soit l’offre de repas et de boissons est faite clairement et le QR Code a remplacé la carte papier, soit il y a la possibilité sur simple demande d’avoir la carte papier. »assure le président Luc Marchal.

Détox digitale : « Le premier qui touche son portable paie la facture de tout le monde »

Ne pas utiliser le QR Code n’est pas toujours bien reçu. “Quand j’ai dit au serveur que je n’utilisais pas de QR Code et que je voulais un menu papier, il m’a répondu avec hauteur : « Madame, il faut être dans l’air du temps, non ? !’»ne vous fâchez pas Michèle.

 
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