Nikolaï Ray s’estime victime d’une « vengeance »

Nikolaï Ray s’estime victime d’une « vengeance »
Nikolaï Ray s’estime victime d’une « vengeance »

Le site d’analyse du marché immobilier MREX, visé par les allégations, aurait été développé à partir de données appartenant à Centris selon la demande d’injonction provisoire, interlocutoire et permanente déposée au palais de justice de Montréal en décembre 2022. Cette procédure s’appuie sur un rapport. de l’entreprise Sirco, une entreprise de sécurité privée québécoise, mais aussi sur une déclaration assermentée de l’ancien vice-président et trésorier de MREX Technologies, Christian Bordeleau.

M. Ray et M. Lavoie accusent toutefois M. Bordeleau, dans leur défense déposée en cour, d’avoir fait une déclaration « largement fausse ou tendancieuse », qui a mené au recours Centris.

Christian Bordeleau a été congédié en octobre 2022 pour une fraude présumée de 1,7 million de dollars selon des documents judiciaires. Nikolaï Ray et Joël Lavoie l’accusent également de détournement de fonds, de vol de temps, de menaces, de diffamation et de violation de la convention des actionnaires.

La véracité des faits allégués n’a pas encore été vérifiée devant les tribunaux. La firme McMillan de Montréal, qui représente Centris dans ce dossier, n’a pas répondu aux nombreuses demandes d’entrevues de La galerie.

UN “spectacle de merde nucléaire”

À la suite de son licenciement, Christian Bordeleau aurait proféré plusieurs menaces envers ses anciens partenaires sur les réseaux sociaux en plus d’envoyer des mises en demeure et des demandes d’injonction. Il a notamment menacé Nikolaï Ray et Joël Lavoie d’un «spectacle de merde nucléaire » s’il ne recevait pas une somme de 640 000 $ suite à son congédiement.

Une enquête sur - publié le 2 avril, révèle que M. Bordeleau s’est vu facturer quatre véhicules simultanément en plus d’avoir utilisé la carte de crédit de l’entreprise pour des dépenses personnelles. Il aurait également payé un étudiant en finance pour qu’il signe des textes en son nom.

Toujours selon le texte du journaliste d’investigation Tristan Péloquin, de nombreux partenaires d’affaires, dont Nikolaï Ray et Joël Lavoie, accusent M. Bordeleau d’avoir « une longue histoire de mensonges et de manœuvres ». […] frauduleux.”

Il ne fait aucun doute selon la défense que Christian Bordeleau tente de se venger.

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Christian Bordeleau (Facebook)

Interrogé par courriel, M. Bordeleau a assuré que sa déclaration ne contenait aucun mensonge.

« Centris a mené sa propre enquête pendant des mois », mentionne-t-il. Ils n’avaient pas besoin de moi pour le prouver. Le vol est un fait objectif qui s’est produit. Ils disent évidemment qu’ils n’ont rien à voir là-dedans et que c’est moi.

Un mauvais conseil ?

Nikolaï Ray et Joël Lavoie affirment avoir obtenu en 2019 le feu vert de leur avocat Marc-André Sirois pour utiliser les données de Centris suite à de nombreuses rencontres avec celui-ci. Ils auraient également reçu plusieurs mentions légales de Me Sirois, décédé le 14 mars 2020 suite à une opération de la colonne cervicale, confirmant la légalité de leur manœuvre.

« C’est un domaine de jurisprudence, il n’y a pas de noir ou de blanc », explique Nikolaï Ray. Me Sirois et Christian Bordeleau nous ont présenté une jurisprudence selon laquelle nous avions le droit de faire ce que nous faisons. Pourrions-nous être attaqués ? Oui. Mais pouvons-nous réussir à nous défendre et à prouver que ce que nous faisons est légitime et légal ? Assez.”

MM. Ray et Lavoie indiquent qu’ils n’auraient jamais investi 1,5 million de dollars en frais de développement pour une application qui s’est révélée illégale.

La défense estime donc que M. Sirois a manqué à son obligation déontologique en conseillant de commettre un acte qui constituerait une violation et en omettant d’agir en tout temps de manière à protéger et servir les meilleurs intérêts de ses clients.

De plus, les travaux visant à déterminer la légalité de la technologie ont été réalisés entièrement sous la direction de M. Bordeleau selon la défense. Cette dernière serait donc à l’origine “de toutes les illégalités alléguées”.

Demande de remboursement

Selon la défense, l’application n’a jamais eu l’ambition de concurrencer Centris et visait plutôt à « attirer les étudiants vers la formation en leur donnant un outil dont ne disposent pas les autres écoles de formation en immobilier ». La défense rejette également « vigoureusement » tout préjudice irréparable causé à Centris.

Nikolaï Ray et Joël Lavoie demandent donc au juge de rejeter la demande d’injonction et d’ordonner au Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec et à Christian Bordeleau de rembourser les sommes résultant d’une éventuelle condamnation.

Nikolaï Ray assure vouloir avancer dans la technologie si l’injonction est levée.

« Nous allons nous battre devant les tribunaux. Nous avons la preuve que nous n’avons rien fait d’illégal et que nous avons effectué tous les contrôles pour nous assurer que nous étions en conformité.

— Nikolaï Ray

Dans le cas où la demande d’injonction est maintenue, la défense demande au Fonds ainsi qu’à M. Bordeleau de rembourser la somme de 1,5 million de dollars qui correspond à l’investissement réalisé dans le projet.

Le juge Serge Gaudet a toutefois donné raison en décembre dernier au Fonds qui s’était opposé à cette contestation forcée.

«Que M. Sirois ait ou non rempli ses obligations professionnelles ne changera absolument rien à l’analyse de la question principale», résume le juge. Même si ces conseils peuvent expliquer pourquoi les défendeurs ont décidé d’agir comme ils l’ont fait, ils ne changent rien à la question de savoir si ce qu’ils font porte atteinte aux droits du plaignant.

M. Ray n’exclut pas la possibilité d’intenter des poursuites judiciaires contre le Fonds.

L’affaire est revenue devant le tribunal jeudi à Montréal pour une demande de prolongation de délai.

 
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