Trois entreprises liées à ArriveCAN ont levé plus d’un milliard en 13 ans

Trois entreprises liées à ArriveCAN ont levé plus d’un milliard en 13 ans
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Les trois entreprises les plus étroitement impliquées dans le développement de l’application mobile ArriveCAN ont reçu plus d’un milliard de dollars en contrats fédéraux au cours des 13 dernières années.

Le quotidien de Toronto Globe et courrier a rapporté ce chiffre après avoir obtenu une copie de certains documents transférés aux membres de la commission parlementaire des comptes publics, qui enquête depuis le début de l’année sur la mauvaise gestion du dossier ArriveCAN.

Les trois amis

Les trois sociétés sont Coradix Technology Consulting, Dalian Technologies et GC Strategies. Ces deux derniers n’emploient chacun que deux personnes, leur travail consistant principalement à servir d’intermédiaire entre le service public fédéral et les entreprises informatiques capables de fournir le service recherché.

Au cours des 13 dernières années, toujours selon les documents obtenus par le Globe et courrierOttawa a conclu 445 contrats avec Dalian Technologies, pour une valeur totale de 127,8 millions de dollars, et 105 contrats avec GC Strategies, pour un total de 100,3 millions de dollars.

Les trois sociétés sont suspendues de tous les contrats gouvernementaux et des enquêtes sont en cours. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) mène sa propre enquête sur cette affaire.

L’arbre qui cache la forêt

Ces chiffres démontrent que la dépendance du gouvernement à l’égard de sous-traitants externes, notamment dans le domaine des technologies de l’information (TI), ne peut être imputée à la pandémie de la COVID-19 et au contexte d’urgence de l’époque, selon la professeure de politique Geneviève Tellier de l’Université d’Ottawa. .

« J’ai l’impression que le gouvernement a un peu perdu le contrôle de la situation. Est-ce devenu une routine au point que nous perdions la forêt derrière l’arbre ? Je me demande dans quelle mesure ce n’est que la pointe de l’iceberg », se demande-t-elle.

Pas de lanceurs d’alerte

Une situation aussi déséquilibrée aurait pu amener un ou plusieurs responsables à tirer la sonnette d’alarme, estime le professeur Tellier. Toutefois, cela ne s’est pas produit.

« Il y en a qui sont bouleversés, et il y en a d’autres qui sont indignés, mais qui ne font pas de démarches pour le dénoncer. Il y a donc un problème plus profond, qui est probablement une question de culture, de leadership, ou peut-être une question d’organisation.

Les entreprises sont sous le feu des parlementaires depuis le dépôt, en début d’année, du rapport dévastateur de la vérificatrice générale Karen Hogan, qui estimait le coût de développement et d’opérationnalisation d’ArriveCAN à près de 60 millions de dollars.

Cette histoire a levé le voile sur un certain dysfonctionnement au sein de la fonction publique fédérale, notamment en matière d’attribution de contrats.

Les membres du Comité des comptes publics poursuivent leur enquête et entendront mardi le président de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

 
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