“elle n’avait pas vraiment le choix”, confie Jean Faniel

“elle n’avait pas vraiment le choix”, confie Jean Faniel
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»J’en ai assez. Indiquer», s’est exclamée la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen), lors d’un entretien avec le journal ‘De Standaard’. “Il est grand temps de mettre un terme à la politique de harcèlement de Bouchez. Un gouvernement est une équipe, mais Bouchez ne fait rien d’autre que d’attaquer frontalement les gens, avec des discours qui ne reposent sur rien.» Le ministre a donc décidé de porter plainte pour diffamation contre Georges-Louis Bouchez (MR).

Cette plainte fait suite à la demande du président du MR d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur la manière dont l’extension des centrales nucléaires a été gérée par le PDG d’Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, Chris Peeters, mais aussi par le Ministre chargé de l’Energie. Georges-Louis Bouchez affirmait dans les colonnes du Standaard, en début de semaine, «que le ministre a utilisé certains rapports et données» afin de garantir la sortie du nucléaire.

“Pas le choix”

Face à ces accusations de mensonge, le ministre Groen répond donc. Et selon le politologue et directeur du CRISP, Jean Faniel, «elle n’avait pas vraiment le choix de porter la polémique devant la justice face à une accusation aussi grave». Car accuser un ministre d’avoir menti devant le Parlement, »c’est une accusation extrêmement grave dans une démocratie”, souligne-t-il. “Quand c’est avéré, c’est souvent synonyme de résignation. Et donc, elle ne veut pas lâcher ça.»

Selon Jean Faniel, porter plainte pour diffamation était aussi l’un des seuls moyens pour la ministre de se défendre. “On pourrait dire que si elle estime qu’elle n’a pas menti, elle n’a rien à craindre. Mais à partir du moment où Bouchez dit qu’il faut une commission d’enquête parlementaire alors qu’on peut considérer que les chambres sont dissoutes, elle ne peut plus attendre.» explique le politologue. “Il faudra attendre au moins jusqu’en juillet, mais plus probablement jusqu’en octobre, lorsque le Parlement reviendra, avant de pouvoir créer une telle commission.»

Pour le politologue, cette plainte reflète aussi un «certains en ont marre», chez le ministre. “Elle a été particulièrement fréquemment critiquée ou agressée verbalement par Georges-Louis Bouchez sur tout ce qui touche aux matériaux énergétiques, qui était son portefeuille. Mais on sait aussi que Bouchez y a obtenu une victoire, quelque peu imprévisible, avec l’extension de deux réacteurs nucléaires.»

La réaction de Bouchez

En attendant, Georges-Louis Bouchez a déjà réagi à la volonté du ministre Groen de porter plainte. Sur le réseau social ‘X’, il dénonce que «c’est la gauche qui menace le plus la liberté d’expression et le débat public ouvert» et déplore que le ministre souhaite «tuer le débat pour éviter de prendre ses responsabilités».

Une chose est sûre, l’entente n’est pas bonne entre les (anciens) partenaires de la coalition Vivaldi. De là à déjà enterrer un Vivaldi 2 ? “Rien ne permet d’exclure un Vivaldi 2», répond Jean Faniel. “Vivaldi n’était déjà pas une option qui satisfaisait de nombreux partenaires avant sa création, mais l’arithmétique électorale ne permet pas beaucoup d’autres solutions», conclut-il.

 
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