Les remises volontaires de voitures en hausse

Les remises volontaires de voitures en hausse
Les remises volontaires de voitures en hausse

Dans le contexte économique actuel, de nombreux ménages ont du mal à effectuer leurs mensualités. À tel point que certaines personnes doivent volontairement se séparer de certains biens. Dans la région de Rimouski, les huissiers se disent dépassés par le nombre élevé de dossiers de « reddition volontaire ».

« Nous constatons une augmentation d’environ 30 % des reprises de véhicules. On se débarrasse des véhicules, parfois de luxe, des gros pick-up et il y a aussi des deuxièmes et troisièmes chances au crédit là où les gens ont payé beaucoup d’argent pour avoir une Toyota Corolla 2018 et maintenant ils n’en ont plus les moyens. , a expliqué Pierre Blier, huissier chez Blier et Boulanger à Rimouski.

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Capture d’écran TVA Nouvelles

Les consommateurs qui décident de remettre les clés de leur voiture le font afin de s’acquitter de leur dette envers leur créancier. Les huissiers récupèrent ces voitures qui sont ensuite envoyées aux enchères ou chez le concessionnaire.

Selon David Tessier, qui est également huissier dans la région de Rimouski, la multiplication de ce type de cas est fulgurante depuis 2021. Il y a trois ans, c’est la pandémie qui a perturbé l’économie, en 2024, c’est plutôt la hausse des taux d’intérêt qui pousse les consommateurs contre le mur.

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Capture d’écran TVA Nouvelles

« Et en ce moment, nous vivons une autre « explosion », mais pour une autre cause, à savoir la hausse des taux d’intérêt. Si je n’avais pas [personnel] en interne, pour gérer la réception et le suivi de ces dossiers, je le ferais neuf heures par jour. C’est à ce moment-là », imagina-t-il.

Louise Gagnon, syndic autorisé en insolvabilité, confirme qu’une augmentation d’environ 30 % des remises volontaires est observable partout dans la province.

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Capture d’écran TVA Nouvelles

« Les prêts immobiliers ou hypothécaires deviennent de plus en plus chers, mais nous n’avons pas le choix en matière de logement, puis les courses sont plus chères aussi, mais nous n’avons pas le choix pour manger, alors nous essayons de trouver où réduire nos dépenses et souvent, nous réduisons nos dépenses. la voiture», explique celle qui est également vice-présidente chez BDO solutions de dettes.

Des créanciers « impatients »

Les créanciers, qui sont souvent des institutions financières, se sont montrés plus indulgents pendant la pandémie, mais à bout de patience, ils réclament désormais leur dû.

«Quand on se présente à une adresse, les gens veulent souvent payer, mais le créancier nous dit qu’il n’y a pas d’entente possible», a souligné David Tessier.

« Souvent, il n’y a pas eu de paiement depuis 6, 7, 8 mois, ce sont des ballons devenus trop gros. Nous leur faisons comprendre qu’ils ont intérêt à remettre volontairement le bien en cause, dans la plupart des cas cela efface la dette », a indiqué Pierre Blier.

Depuis que l’élastique a été tendu au maximum, les institutions financières exigent souvent des huissiers de justice des résultats rapides.

« Ils sont pressés et on le voit dans les suivis qu’ils nous demandent aussi. Lorsque nous recevons le dossier, on nous demande de respecter les délais», a souligné M. Tessier.

Cette multiplication des cas de redditions volontaires ne serait pas du tout terminée. Même si une baisse des taux d’intérêt est attendue, les effets de cette baisse mettront du temps à se faire sentir.

 
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