Une fois de plus en faillite | Coco Village vendu à la société ontarienne Mastermind Toys

Une fois de plus en faillite | Coco Village vendu à la société ontarienne Mastermind Toys
Une fois de plus en faillite | Coco Village vendu à la société ontarienne Mastermind Toys

Un an après sa première faillite, la société Coco Village a de nouveau déposé son bilan. Mais cette fois, les fondateurs ont perdu le contrôle de l’entreprise spécialisée dans la vente en ligne de meubles et de jouets pour enfants. L’objet a fini entre les mains d’une chaîne ontarienne de magasins de jouets, Mastermind Toys, pour un montant non divulgué.


Publié à 1h37

Mis à jour à 6h00

L’entreprise prévoit embaucher « la majorité » des 18 employés restants, selon des documents déposés à la Cour supérieure. Son plan prévoit également le respect des contrats de Coco Village avec les clients, « y compris les cartes cadeaux émises et en circulation ».

Dans un e-mail à La presse, le PDG de Mastermind, Kartik Rathod, n’a pas précisé s’il envisageait d’ouvrir des magasins au Québec, où l’entreprise est actuellement absente. « Pour le moment, nous nous concentrons sur l’intégration de l’entreprise et l’exécution des commandes », dit-il.

type="image/webp"> type="image/jpeg">>>

PHOTO DE LINKEDIN

Kartik Rathod, PDG de Mastermind Toys

Mastermind possède 48 magasins au Canada anglais.

De nouveau insolvable

L’entreprise ontarienne s’est manifestée dans le cadre d’une recherche d’acheteurs potentiels pour les actifs de Coco Village, laquelle cherchait un repreneur avec l’aide du séquestre André Gabbay.

Les fondateurs de l’entreprise, Dominik Larose et Yoann Desrosiers, ont précipité sa chute en exigeant le remboursement d’une dette de plus d’un million de dollars de Coco Village envers une autre de leurs entreprises en mars.

C’est la deuxième fois que ce scénario se réalise, puisqu’en avril 2023, l’entreprise avait déjà fait faillite une première fois, après le dépôt d’un appel contre elle par la même entreprise de Larose et Desrosiers.

Les associés créent alors une nouvelle société pour racheter les actifs du distributeur d’articles pour enfants du même nom, avec l’aide d’un groupe d’investisseurs externes.

En juin, Coco Village repart sur de nouvelles bases. Mais selon des documents judiciaires, le mois suivant, elle se retrouvait en défaut de paiement à ses créanciers… dont la compagnie Larose et Desrosiers.

En mars, les patrons de Coco Village ont répété le scénario 2023, exigeant le remboursement de la dette d’un million de dollars de l’entreprise envers leur propre entreprise.

L’entreprise et son syndic ont étudié 14 offres, choisissant celle de Mastermind.

Les plans du séquestre, approuvés en Cour supérieure le 9 avril, prévoient le remboursement d’un groupe de créanciers qui ont permis à Coco Village de reprendre ses activités l’an dernier.

Faillites en série

En août 2023, La presse avait expliqué comment les problèmes financiers de l’entreprise entraînaient de longs retards dans la réception des marchandises commandées par les clients1.

Notre enquête a également révélé que les deux propriétaires avaient déjà plusieurs faillites à leur actif.

C’est aujourd’hui la quatrième fois que Yoann Desrosiers mène une entreprise à la faillite. En 2018, le groupe TBOS, société de production qu’il présidait, a fait perdre près de 3 millions à ses créanciers, dont des théâtres et de nombreux membres de l’Union des artistes (UDA).

Desrosiers et Dominik Larose, associés et conjoints, ont également tous deux connu la faillite personnelle dans le passé. Ils n’ont pas répondu à l’e-mail de La presse.

1. Lire « Entreprises en difficulté, parents découragés »

Apprendre encore plus

  • 3,3 millions
    Dettes totales de Coco Village avant sa nouvelle faillite et le rachat de ses actifs par Mastermind Toys

    Source : cour supérieure

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Citi écope d’une lourde amende pour le « gros doigt » d’un de ses commerçants
NEXT le top 20 des communes où les taxes foncières augmenteront le plus en 2024