« Si je dois payer, je fermerai ma friterie »

« Si je dois payer, je fermerai ma friterie »
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C’est une époque que tout le monde veut oublier. Une période qui a marqué à jamais l’histoire d’un grand H. Nous faisons évidemment référence au coronavirus qui a plongé le monde dans une crise sans précédent début 2020. Un virus qui s’est invité dans nos vies sans prévenir et qui nous a obligé à nous adapter pendant plusieurs années. (long) mois.

Gestes barrière, confinement, confinement, distance de sécurité… Ces termes faisaient partie d’un quotidien repensé. Que ce soit dans les magasins, dans un premier temps, chez le coiffeur ou encore dans les restaurants lorsqu’ils ont pu rouvrir. Car oui, pendant de très longues semaines, de nombreux établissements ont dû rester fermés, certains s’organisant tant bien que mal pour proposer un service de plats à emporter.

Pour pallier le manque de ces établissements fermés, le gouvernement avait accordé une batterie d’aides financières. A l’époque, Dominique Wouters, propriétaire de la friterie « frituur ‘t Pleintje » à Houtem (Vilvorde), en avait profité. Sauf qu’aujourd’hui, en 2024, l’homme de 57 ans a reçu une lettre du VLAIO (organisme en charge des indépendants en Flandre, notamment en termes de subventions) réclamant la somme de 11.300 euros.

“J’ai reçu une lettre à ce sujet pour la première fois en 2021”, explique-t-il à nos confrères du Nieuwsblad. De quoi est-il accusé ? Pour avoir demandé de l’aide alors qu’il n’avait pas de place dans sa friterie pendant la période du coronavirus. A l’époque, Dominique ne s’est pas trop inquiété et a fait des démarches auprès de son avocat, lui envoyant des photos pour preuve. Une explication qui n’a pas convaincu. « Ils ont tenu bon. Ils ont affirmé que j’avais rapidement écrasé cette petite table et ces chaises. »

Le propriétaire du restaurant de frites et son avocat ont donc envoyé plusieurs courriers restés sans réponse. « Au bout d’un an, l’affaire semblait close », estime Dominique. Cela n’a pas été le cas puisqu’il a reçu un rappel trois ans plus tard. « Je ne comprends pas et je ne suis pas d’accord. Mon avocat leur a même fourni des photos d’avant le coronavirus qui montraient que j’avais bel et bien des sièges », s’étonne-t-il.

Pour VLAIO, c’est clair, la « frituur ‘t Pleintje » a triché. « Cependant, j’ai dû dire non aux gens qui voulaient rester là pour manger. C’est pour cela que j’avais droit à cette prime (…) Outre la perte de chiffre d’affaires importante due au fait que les gens ne venaient plus, j’ai aussi été fermé pendant plus d’un mois car ma femme et moi étions malades »

Dominique l’assure, il n’a pas voulu profiter du système et va se battre pour blanchir son honneur. « Si je dois payer ce montant, je fermerai ma friterie. Cela n’en vaut plus la peine pour moi.

 
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