France-Appel d’offres pour 2,5 GW d’éolien offshore, 10 GW supplémentaires prévus – 02/05/2024 à 16h25

France-Appel d’offres pour 2,5 GW d’éolien offshore, 10 GW supplémentaires prévus – 02/05/2024 à 16h25
France-Appel d’offres pour 2,5 GW d’éolien offshore, 10 GW supplémentaires prévus – 02/05/2024 à 16h25

de Benjamin Mallet

L’État français a annoncé jeudi un nouvel appel d’offres dans l’éolien offshore, portant sur quatre projets représentant 2,5 gigawatts (GW), ainsi que son intention de lancer cette année une nouvelle procédure d’appel d’offres à grande échelle. à grande échelle, pour une puissance de l’ordre de 10 GW.

Ces annonces, faites lors d’un déplacement à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et du ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie, Roland Lescure, traduisent un objectif d’accélération du déploiement de l’énergie éolienne offshore dans le cadre de la stratégie de décarbonation du pays.

« Nous sommes très en retard dans le démarrage de l’énergie éolienne offshore. Quand je le compare aux autres grandes nations européennes, c’est un peu un drame pour la France, on discute, on débat, (on a) un peu de mal à se décider et à avancer”, a déclaré Bruno Le Maire lors d’un discours.

L’appel d’offres commun pour 2,5 GW, dont l’attribution est envisagée en octobre 2025, concerne des zones déjà identifiées en Bretagne Sud (500 mégawatts), en Méditerranée (deux fois 500 mégawatts) et au large d’Oléron (Charente-Maritime) – environ 1 GW.

EDF ayant remporté la majorité des procédures lancées par la France jusqu’à présent, cet appel d’offres – le neuvième – comportera « une clause de diversification permettant plusieurs lauréats, afin d’assurer la performance et l’attractivité du marché de l’éolien français », a précisé l’agence. Ministère de l’Économie.

Concernant le projet d’appel d’offres complémentaire d’environ 10 GW, le gouvernement envisage de le lancer cette année sur la base d’une carte des zones adaptées – dont la publication est prévue d’ici fin septembre -, en vue de l’attribuer à automne 2026.

Bruno Le Maire a également annoncé jeudi un décret visant à réduire la durée des procédures d’appel d’offres pour les futurs parcs éoliens français, ce qui raccourcira notamment la phase de dialogue compétitif et d’examen des offres par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

UN PARC ENTIÈREMENT OPÉRATIONNEL

Le gouvernement espère ainsi réduire la durée totale des procédures d’appel d’offres à environ 12 mois, contre 2,5 à 3 ans aujourd’hui, y compris la réalisation des études en mer.

La France ne compte aujourd’hui qu’un seul parc éolien offshore pleinement opérationnel, à Saint-Nazaire, d’une puissance de 480 mégawatts (MW), en raison de procédures complexes et de multiples recours déposés ces dernières années contre les projets. en développement.

Dans le cadre de son objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, le pays vise la mise en service d’au moins 45 GW d’énergie éolienne maritime d’ici cette échéance, ce qui représenterait plus de 20 % de sa consommation électrique, avec un objectif intermédiaire de 18 GW. en 2035.

Outre les parcs de Fécamp (497 MW) et de Saint-Brieuc (496 MW), qui alimentent le réseau et devraient être pleinement mis en service en mai et juin, trois autres projets devraient démarrer en 2025 et 2026 (Courseulles-sur- Mer, Yeu-Noirmoutier et Dieppe-le-Tréport).

Au total, près de 4,6 GW de capacités sont en cours de développement sur le littoral français, auxquelles s’ajoutent les procédures d’allocation en cours.

(Reportage de Benjamin Mallet ; édité par Sophie Louet)

 
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