une plongée tragique dans l’oisiveté d’une jeunesse déboussolée – .

une plongée tragique dans l’oisiveté d’une jeunesse déboussolée – .
une plongée tragique dans l’oisiveté d’une jeunesse déboussolée – .

En 1997, sur l’île de Vancouver, dans l’ouest du Canada, Reena Virk est une adolescente d’origine indienne en conflit ouvert avec sa famille très stricte, composée de Témoins de Jéhovah. Mal dans sa peau, victime de moqueries et d’humiliations, elle tente à tout prix de faire partie de la bande de Joséphine, composée principalement de jeunes filles issues d’un foyer d’accueil. Ces dernières sont fascinées par la mafia et forment un pseudo-gang. Une nuit, Reena disparaît après avoir été tabassée par un groupe de jeunes sous un pont.

Cette histoire vraie tragique est au cœur de la série « Under The Bridge ». On y retrouve Riley Keough, méconnaissable depuis son rôle dans « Daisy Jones and the Six » l’an dernier sur Prime Video. L’actrice de 35 ans incarne Rebecca, une journaliste qui revient sur l’île où elle a grandi, après avoir passé une décennie à New York, et qui s’intéresse à la jeunesse locale pour écrire un livre. Les événements tragiques entourant la disparition de Reena vont la pousser à s’impliquer, de manière très personnelle, dans l’enquête. À ses côtés, l’actrice Lily Gladstone (nominée aux Oscars pour « Killers of the Flower Moon » et actuellement dans « Fancy Dance » sur Apple TV+) prête ses traits à Cam, une policière sous les ordres de son père adoptif.

La structure du récit distille avec parcimonie les éléments concernant ce qui s’est réellement passé la nuit de la disparition de Reena, donnant tout son suspense à la série. Mais ce qui fascine le plus, ce sont les performances des actrices. De la jeune Vritika Gupta, dans le rôle de la victime, à Chloe Guidry, dans celui de Joséphine, face à leurs aînées plus expérimentées, chaque partie secoue le spectateur. Archie Panjabi (« The Good Wife », « Snowpiercer ») est également bouleversant en prêtant ses traits à la mère de Reena.

Cette plongée dans un fait divers sordide met en lumière le racisme qui ronge une petite communauté, les dysfonctionnements des services sociaux, le désœuvrement d’une jeunesse dont les héros sont des criminels, capables d’une violence inouïe, tant psychologique que physique. Dans la flopée de fictions basées sur des cas réels, « Under The Bridge » fait mouche en mettant l’accent sur l’humain et sans céder au sensationnalisme.

 
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