un rendez-vous crucial mercredi pour la survie du festival – .

un rendez-vous crucial mercredi pour la survie du festival – .
un rendez-vous crucial mercredi pour la survie du festival – .

Ils semblent irréconciliables. Christian Troadec, l’éruptif maire de Carhaix, d’un côté. De l’autre, l’exécutif bicéphale du festival des Vieilles Charrues, Jean-Luc Martin, président, et Jérôme Tréhorel, directeur général. Passons sur les exigences très techniques de chaque camp, et tentons de résumer les raisons officielles de cette « désaffection » : d’un côté, un maire qui se sent dépossédé d’un festival qu’il a cofondé (en 1992), et dont il voudrait davantage bénéficier des retombées pour sa collectivité. Des retombées économiques estimées localement à déjà au moins cinq millions d’euros pour chaque édition. De l’autre, une équipe contrainte de reconstruire, chaque année, puis de démanteler l’équivalent d’une ville pouvant accueillir, chaque jour, plus de 70 000 personnes, faute d’accord pour des travaux et des installations pérennes. Et qui chaque année, jusqu’au dernier moment, reste dans l’incertitude de savoir si l’événement aura lieu, sans vision et garantie de l’avenir. Impossible pour un festival qui mobilise 7 200 bénévoles, attire des têtes d’affiche mondiales, comme Sting, les Red Hot Chili Peppers (…), et rassemble près de 300 000 festivaliers en quatre jours.

« Pour le maintien » du festival ?

Si l’édition 2024 a été sauvée, à grand peine, fin mai, on ne peut pas en dire autant de la suivante. Quant aux suivantes, à partir de 2026, en l’état actuel, elles ne pourront tout simplement pas avoir lieu, estiment les organisateurs des Vieilles Charrues. Qui dénoncent les « obstacles incessants mis en travers de la route » par le maire de Carhaix. La main sur le cœur, ce dernier jure qu’il est « favorable au maintien » des Charrues. « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Pour l’instant, force est de constater qu’il n’y en a pas », confie un observateur privilégié, sous couvert d’anonymat. Que faut-il comprendre lorsque Christian Troadec demande à un autre patron de festival de lui proposer le créneau des Charrues ?

Un accord avait pourtant été trouvé et entériné en juin 2021, liant la municipalité, le conseil régional et l’association des Charrues au sein d’une société d’économie mixte, avec à la clé la gestion commune du site. Contre toute attente, Christian Troadec avait rompu l’accord en 2023. Les raisons ? Au moins l’une d’entre elles : les difficultés ou l’impossibilité de financer/réaliser le projet de « palais des sports », cher au maire, qui avait été mis dans le panier du pacte de juin 2021. Depuis, c’est l’impasse.

Un appel au « sens des responsabilités »

Le maire, devenu vice-président du conseil régional, a aussi une série de soucis médiatiques et politico-judiciaires : une soirée polémique en plein Covid, un procès pour injure publique (acquitté en appel pour cause de prescription, suite à une erreur de procédure), une enquête préliminaire toujours en cours sur d’éventuels faits, contestés par l’intéressé, de favoritisme et de prise illégale d’intérêt ; un accident de la route sous l’emprise de l’alcool. Des incidents qui ont conduit Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, en février dernier, à mettre fin aux délégations de Christian Troadec au sein de l’exécutif régional.

Loïg Chesnais-Girard, qui a assuré, ce mercredi soir, dans un communiqué, que « les difficultés rencontrées ne sont pas liées à des problèmes techniques ou à des contraintes financières, mais simplement dues à la volonté (des deux parties, NDLR) de ne pas travailler ensemble » et a appelé au « sens des responsabilités de chacun et au retour à un esprit constructif ». Réponse, ce mercredi, à l’issue d’une réunion présidée par le préfet, le président des conseils régionaux et celui du conseil départemental.

 
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