biographie et oeuvres de Lutumba Simaro (suite et fin) – .

biographie et oeuvres de Lutumba Simaro (suite et fin) – .
biographie et oeuvres de Lutumba Simaro (suite et fin) – .

La demande d’une augmentation du pourcentage des royalties qu’Ok Jazz devra désormais verser à la famille Luambo, dans le cadre de la manne laissée par l’illustre défunt, sera à l’origine d’un désaccord entre les héritiers de la fondation Luambo et Ok Jazz, dont le résultat sera à l’origine de la dissolution de TP Ok Jazz.

Ainsi, Ndombe Optun, Josky Kiambukuta et Gerry Kialungana, pour ne citer que les plus importants, décidèrent de fonder, le 4 janvier 1994, à Bruxelles, l’orchestre dénommé Bana Ok sous la houlette de Simaro Lutumba après avoir mis sur le marché « Ofela » et « Dati pétrole », les derniers titres sublimes et ultimes succès de l’Ok Jazz.

Bana Ok est composé de Simaro Lutumba, Ndombe Opetun, Josky Kiambukuta, Shakembo, Makosso, Gerry Kialungana, Papy Balay, Elba Kuluna et d’autres.

Présidé par le poète Simaro et assisté de Josky Kiambukuta, ils lancent aussitôt deux albums, « Cabinet molili » et « Bakitani », dans le style rumba odemba (rumba lourde), fidèle aux styles franquistes. Ils rencontrent un vif succès auprès des mélomanes du Pool Malebo et des fêtards, notamment ceux qui fréquentent régulièrement le bar Grand Baobab de Kinshasa où Bana Ok se produit tous les soirs à partir de 18 heures.

Il est à noter que le titre « Bakitani », produit par Mose Fanfan, est une reconnaissance de l’héritage de Franco et du Tout Puissant Ok Jazz. Au fil du temps, malgré les décès successifs du talentueux chanteur Ntesa Dalients en 1996 et du distingué guitariste Gerry Kialungana en 2002, Bana OK, groupe prolifique, continue de produire des tubes tels que « Tonnerre show », « Toucher-jouer », « Dernier veille », « Top overdose », qui illustrent le parcours élogieux du groupe durant les années 1990 et 2000.

A cela il faut ajouter sa tournée européenne en 2004, à l’issue de laquelle Simaro Lutumba rentre à Kinshasa tandis que certains membres du groupe, à savoir Ndombe Opetun, Makosso, Josky Kiambukuta, Shakembo et d’autres décident de rester à Paris où ils donnent des concerts ici et là tout en interprétant des morceaux d’Ok Jazz et de Bana Ok pour le plus grand bonheur des nostalgiques.

L’histoire de la musique congolaise nous apprend qu’elle est faite de dissensions, de dissidences et de dislocations d’orchestres. L’implosion de l’orchestre Bantous en 1972 a donné naissance à trois groupes Bantous, le Peuple et Nzoy, il en est de même pour le groupe Wenge Musica dont la dissolution a été à l’origine de la création de Wenge BCBG, Wenge Maison Mère….

A 80 ans, le poète Lutumba qui a officiellement mis un terme à sa carrière musicale a choisi l’artiste Manda Chante comme successeur à la tête de l’orchestre Bana Ok. Cette décision impopulaire a suscité la colère et semé la division au sein du groupe. Mécontents, certains musiciens ont quitté l’orchestre à cause de cette décision. Pour le groupe des mécontents, le choix de Manda est un désaveu d’eux. Face à cette situation, les dissidents ont à leur tour créé le groupe Tout Puissant Odemba et se sont préparés à lancer leur titre sur le marché qui permettra aux mélomanes de les découvrir.

Ceci marque la fin de l’épopée de l’orchestre Bana Ok après avoir brillé au firmament de la musique Pool Malebo.

 
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