durée d’indemnisation, éligibilité… ce qui devrait changer pour vous

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durée d’indemnisation, éligibilité… ce qui devrait changer pour vous

© Illustration Capital / Freepik

– Les règles de l’assurance chômage seront bientôt durcies pour les demandeurs d’emploi.

Jeunes actifs, seniors, cadres… Mais à quelle sauce seront-ils mangés ? Le Premier ministre Gabriel Attal détaillera, dimanche 26 mai, la réforme de l’assurance chômage qui doit entrer en vigueur le 1er juillet… dans un peu plus d’un mois. Si le gouvernement prétend qu’il n’a d’autre choix que d’agir vite, sous peine de priver les chômeurs de leurs droits, il semble avant tout chercher des économies pour redresser les finances publiques. En changeant très prochainement les règles du jeu, l’exécutif espère réinjecter 3,6 milliards d’euros dans les caisses de l’État.

Pour y parvenir, les conditions d’éligibilité à l’assurance chômage seront durcies. Les demandeurs d’emploi doivent avoir travaillé plus longtemps – 8 mois au lieu de 6 actuellement – ​​sur une période de référence raccourcie à 20 mois au lieu de deux ans pour ceux de 53 ans. pénaliser les jeunes travailleurs qui multiplient les stages ou les CDD courts en début de carrière et des femmes aux carrières fragmentées. Et ce n’est pas tout, car la durée d’indemnisation pourrait également évoluer… une fois de plus au détriment des demandeurs d’emploi.

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Vers un nouveau coup dur sur la durée d’indemnisation ?

Remontons le temps. En février 2023, grâce à un taux de chômage bien inférieur au seuil des 9 % – 7,3 % à l’époque –, le gouvernement a réduit de 25 % la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Depuis, les chômeurs ne peuvent percevoir une indemnisation que pendant une durée maximale de 18 mois s’ils ont moins de 53 ans, 22,5 mois s’ils ont 53 ou 54 ans, voire 27 mois s’ils ont 55 ans ou plus. Si l’objectif affiché par l’exécutif est de favoriser le retour à l’emploi, l’économiste spécialiste du marché du travail, Eric Heyer, estime qu’il manque d’études pour évaluer les résultats d’une telle mesure.

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Sauf qu’au départ, les tranches d’âge associées à une durée d’indemnisation plus ou moins longue pourraient être modifiées. Le gouvernement envisagerait notamment de relever 57 ans l’âge auquel les demandeurs d’emploi perçoivent l’indemnisation maximale pendant 27 mois. C’est deux ans de plus qu’aujourd’hui. Et il n’est pas exclu que la tranche d’âge intermédiaire des 53-54 ans soit supprimée : ce qui reviendrait à les indemniser pour un maximum de 18 mois au lieu de 22,5 mois, comme le reste des chômeurs.

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Et ce n’est pas fini : en cas de conjoncture économique très favorable, la durée d’indemnisation pourrait être encore plus courte. Si le taux de chômage descend en dessous de 6,5% – un point de moins qu’au premier trimestre 2023 – alors une nouvelle baisse s’appliquerait, réduisant par exemple à 14,4 mois la durée maximale d’indemnisation pour les moins de 53 ans, compte tenu des règles de tranches d’âge actuellement en vigueur.

Une prime pour les seniors en préparation

Concernant plus particulièrement les aînés, le gouvernement leur réserverait du nouveau. Les plus de 57 ans pourraient bientôt cumuler une partie de leurs allocations de chômage avec un salaire, si leur nouvel emploi est moins bien rémunéré que l’ancien poste qu’ils occupaient – ​​et ce, de manière plus avantageuse que ne le permet le système actuellement en vigueur. . Il s’agit en fait d’une prime destinée à aider les personnes âgées à retourner au travail.

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