A Singapour, un renouveau de façade avec le nouveau Premier ministre Lawrence Wong

A Singapour, un renouveau de façade avec le nouveau Premier ministre Lawrence Wong
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Après 20 ans au pouvoir, Lee Hsien Loong passe le flambeau au nouveau Premier ministre singapourien, Lawrence Wong. Ce dernier, âgé de 51 ans, attendu depuis près de deux ans, est officiellement devenu, hier, le quatrième dirigeant du pays, en près de 60 ans depuis l’indépendance de la nation.

Le parcours de Lawrence Wong est atypique : formé dans une université américaine grâce à une bourse, il a occupé différents postes ministériels, notamment celui de la Santé, où il a acquis une solide réputation lors de la pandémie de Covid-19.

Un équilibre délicat

Singapour, petit État insulaire au sud de la Malaisie comptant 5,6 millions d’habitants, est un géant économique d’Asie du Sud-Est. Son modèle économique, basé sur le commerce et la finance internationales, en a fait l’un des pays les plus riches de la région. Cette prospérité repose sur un équilibre délicat entre ses alliances internationales et sa position géopolitique sensible.

Le système politique singapourien, bien que se présentant comme démocratique, est marqué par la domination quasi totale du People’s Action Party (PAP). Ce contrôle politique s’accompagne d’un système judiciaire strict, limitant la liberté d’expression et réprimant toute forme de dissidence.

Cependant, le PAP a récemment connu une légère érosion de sa base lors des élections législatives de 2020. Cette nomination donne à Wong l’opportunité de renforcer la légitimité du gouvernement et de répondre aux attentes croissantes en matière de démocratie et de droits individuels. Cela se jouera lors des prochaines élections : si la majorité obtient un score inférieur à 60 %, cela ouvrira la voie au bipartisme.

Le défi : les prochaines élections

L’ère Lee n’est pas tout à fait terminée puisque Lee Hsien Loong ne s’en va pas : il restera au gouvernement avec le titre de ministre principal, tout comme ses prédécesseurs. Mais si l’on ne parle pas d’une révolution de palais, il faut quand même souligner qu’il s’agit d’un nouveau chapitre de l’histoire de Singapour qui commence par des défis pour le nouveau Premier ministre.

A commencer par les prochaines élections : si la majorité obtient un score inférieur à 60%, la voie du bipartisme serait ouverte. Enfin, Lawrence Wong doit aussi prouver qu’il a les capacités d’un premier ministre fort, alors que dans un récent sondage, moins d’un tiers des Singapouriens le considéraient comme un leader fort.

 
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