« Art public et controverses » de Julie Bawin, la rue est taboue – Libération

« Art public et controverses » de Julie Bawin, la rue est taboue – Libération
« Art public et controverses » de Julie Bawin, la rue est taboue – Libération

Essai

Article réservé aux abonnés

Julie Bawin, professeur d’histoire de l’art, explore la relation des artistes avec la subversion dans les rues, des Colonnes de Buren à Lénine de Rivera.

Il faut changer les règles, transgresser celles de l’espace public et « sensibilités du plus grand nombre » créer. Ni la rue ni le patrimoine ne sont sacrés, ils sont une création au même titre que l’œuvre. Daniel Buren le joue. Il disperse 260 colonnes de marbre noir et blanc – une « anti-monument » – dans la cour du Palais-Royal pour « Dynamiser les sites patrimoniaux à travers l’art contemporain ». L’ordre de Jack Lang en 1985 n’a pas fait l’unanimité : ses détracteurs y ont vu « un obstacle majeur pour le public handicapé et malvoyant » ou même un « atteinte au patrimoine ». Les médias de droite appellent à sa démolition “soit par un acte de vandalisme, soit par un vote.” Buren, s’il voulait survivre les Deux Plateaux, n’avait pas d’autre choix que d’invoquer « la jurisprudence Dubuffet, adoptée en France en 1983 » et ses droits moraux.

L’existence réside aussi dans la destruction selon Diego Rivera « car cet acte fera avancer la cause de la révolution ouvrière. » Et son f

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La peintre française Suzanne Valadon expose pour la première fois à Barcelone
NEXT Restitution de deux tableaux de Renoir et Sisley pillés pendant l’Occupation : Actualités