L’œuvre taguée par de Robertis devrait avoir des séquelles

L’œuvre taguée par de Robertis devrait avoir des séquelles
L’œuvre taguée par de Robertis devrait avoir des séquelles

Deborah de Robertis a été mise en examen suite à son acte.

Le musée d’Orsay a annoncé vendredi avoir porté plainte après le marquage du tableau de Gustave Courbet intitulé “L’Origine du monde”, qui doit être restauré, au Centre Pompidou-Metz (est) lundi.

Il était protégé par une fenêtre sur laquelle deux femmes avaient tagué « MeToo ».

« Enduit de peinture rouge, l’œuvre a été démontée pour examen par un restaurateur qualifié. Le cadre a reçu de nombreuses éclaboussures de peinture qui pourraient laisser des traces durables même après restauration”, a indiqué le musée dans un communiqué, indiquant avoir “déposé une plainte”.

“Les tests effectués pour nettoyer le verre de protection ont montré que l’utilisation de solvants sera nécessaire, altérant ses propriétés et conduisant à son remplacement”, a-t-il précisé.

“Moi aussi”

« Toutes ces opérations sont délicates et doivent être préparées par une analyse plus approfondie. Aussi, compte tenu du temps nécessaire aux interventions, « L’origine du monde » de Gustave Courbet ne peut être accroché dans l’exposition « Lacan, quand l’art rencontre la psychanalyse » avant sa clôture le 27 mai », ajoute le musée.

Peint en 1866, ce célèbre tableau représente les parties génitales d’une femme. Entrée dans les collections du musée d’Orsay en 1995, elle a été prêtée au Centre Pompidou-Metz dans le cadre d’une exposition consacrée au psychanalyste Jacques Lacan, qui en fut le dernier propriétaire privé.

Quatre autres œuvres étaient taguées de la mention « MeToo », dont l’une « aurait pu être compromise dans son intégrité car toutes n’étaient pas protégées », selon le procureur de la République de Metz. Une broderie rouge sur tissu d’Annette Messager, intitulée « Je pense donc je suis nul » (1991), a également été volée.

Le Luxembourgeois mis en examen

Cette « action », organisée par la performeuse franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis, s’intitulait « On ne sépare pas la femme de l’artiste ».

Elle a été mise en examen avec une autre femme et toutes deux ont été placées sous contrôle judiciaire. Une troisième personne, qui pourrait être à l’origine du vol, n’a pas été interpellée.

Dans une vidéo transmise à l’AFP, la performeuse explique avoir réalisé cette performance féministe car “le monde très fermé de l’art contemporain est resté pour l’essentiel silencieux jusqu’à présent”. Elle a également dénoncé, dans une lettre ouverte, le comportement de six hommes du secteur, les qualifiant de « calculateurs », de « prédateurs » ou de « censeurs ».

Le passé de Robertis

Une photo de Deborah de Robertis, intitulée « Miroir de l’origine du monde », a également été exposée à proximité de « L’origine du monde » pour l’exposition du Centre Pompidou-Metz. On voit l’artiste poser, nue, sous l’œuvre de Courbet, performance réalisée le 29 mai 2014 au musée d’Orsay.

Condamnée à une amende pour s’être déshabillée devant la grotte de Lourdes en 2018, elle a également été acquittée à plusieurs reprises après des agissements similaires, notamment en 2017 pour avoir exhibé son sexe devant « La Joconde » au musée du Louvre à Paris.

(AFP)

 
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