Horace Vernet – La Tribune de l’Art – .

Horace Vernet – La Tribune de l’Art – .
Horace Vernet – La Tribune de l’Art – .

L’Exposition universelle de 1855, qui fait office de Salon et où les écoles étrangères viennent se confronter à l’école française, met à l’honneur quatre peintres, qui bénéficient de véritables rétrospectives : Ingres, Delacroix, Vernet et Decamps. Ils étaient donc censés représenter toute la diversité de cette école. Si les deux premiers noms étaient effectivement évidents, celui des deux derniers ne va pas de soi, du moins aujourd’hui. Decamps notamment est relativement oublié, même s’il est bien représenté au Louvre. Quant à Vernet, il n’a pas encore bénéficié de la reconnaissance qui était nécessaire, et qui l’était en 1855, même s’il était déjà très critiqué.


1. Vue de l’exposition Horace Vernet au château de Versailles

Photo : Didier Rykner

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La rétrospective de Versailles lui rendra-t-elle enfin justice ? Son succès relatif fait craindre que non. Et pourtant, on ne saurait trop inciter ceux qui ne l’ont pas encore fait à prendre la route du château. Cette exposition est en effet remarquable, et montre un peintre d’un grand talent. Certes, il n’avait ni le génie d’Ingres ni celui de Delacroix, mais il ne méritait certainement pas les nombreuses attaques de Baudelaire – décidément aussi mauvais critique d’art que grand poète – dont celle-ci : « Il est l’antithèse absolue de l’artiste « .

Promenez-vous simplement dans les pièces (je vais. 1 et 2) qui lui sont consacrés pendant encore presque un mois (et ceux où il est toujours présent, quand on ne le cache pas derrière des cloisons) à noter qu’il existe peu de peintres aussi complets que Vernet, même s’il n’a pas abordé tout genres (pas de natures mortes, des paysages très rares et uniquement des peintures religieuses sur des sujets de l’Ancien Testament). Beaucoup de chefs-d’œuvre, peu de tableaux médiocres. S’il était indéniablement – ​​le mot était presque créé pour lui – un adepte du « juste milieu », le romantisme ne l’a jamais quitté, et il n’a pas été plus classique, transformant la peinture de genre en peinture d’histoire (à moins que ce ne soit l’inverse) , pour lequel il a également été critiqué.


2. Vue de l’exposition Horace Vernet au château de Versailles

Photo : Didier Rykner

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Cette ambiguïté permanente d’Horace Vernet est bien rendue par les excellents textes du catalogue (nous n’en avons pas lu de médiocres). Et l’enthousiasme que suscite en nous cette exposition et l’œuvre qui l’accompagne nous autorise sans doute à émettre sans prétention les réserves qu’il faut néanmoins émettre sur cette dernière.

La bibliographie récente de Vernet est très pauvre. Pas de monographie : un seul catalogue d’exposition, de taille modeste, en 1980 à Paris et Rome, et un catalogue de gravures de Pierre Sanchez en 2016. C’est tout – sauf erreur et omission de notre part. Vernet est un peintre parmi d’autres dans les – cette fois très nombreux – livres et catalogues consacrés à l’art du XIXe siècle…

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